Cancer du sein : MyCharlotte veut réduire les effets secondaires des traitements

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Charlotte Mahr, la fondatrice de MyCharlotte, avec son mari et associé Grégoire Nedelec.
Charlotte Mahr, la fondatrice de MyCharlotte, avec son mari et associé Grégoire Nedelec. (Crédits : DR)
Disponible sur les stores depuis le 15 octobre dernier, l’application MyCharlotte, développée par la start-up montpelliéraine éponyme, se présente comme un véritable coach personnalisé pour aider des patientes à mieux vivre leur cancer du sein pendant et surtout après le traitement. Les 120 exercices physiques et de gestion du stress proposés dans l’application ont déjà séduit 700 utilisatrices depuis le lancement.

Avec 60 000 nouveaux cas par an, le cancer du sein est le plus répandu en France. Et si l'évolution constante des traitements permet aujourd'hui d'afficher un taux de survie à cinq ans de 87 %, une étude de l'INCA (Institut national du cancer) montre que 73 % des patientes ressentent encore des souffrances cinq ans après la fin des traitements, et que 52,6 % se trouvent encore contraintes dans leur activité physique.

Charlotte Mahr, fondatrice à Montpellier de la start-up MyCharlotte, a traversé elle-même deux cancers du sein. Elle estime que les effets secondaires et les séquelles de l'après-traitement sont encore largement sous-estimés et très peu adressés.

Pour une meilleure observance du protocole de soins

« Par exemple, 75 % des cancers localisés seront traités par la voie hormonale, détaille-t-elle. Ces protocoles sont efficaces et les recommandations évoluent pour faire passer les périodes de traitement de 5 à 8, voire 10 ans. Pourtant, beaucoup de patientes expérimentent des effets indésirables à long terme, comme la perte de mémoire, la perte de sensibilité dans les extrémités, des difficultés de concentration ou encore une fatigue chronique. Résultat : 30 % des patientes abandonnent le traitement dès la première année, et 50 % dans les quatre ans malgré les risques de récidives. »

Les activités proposées par MyCharlotte visent à diminuer l'impact de ces effets négatifs pour améliorer l'observance des protocoles de soins.

« Des enregistrements audio et vidéo d'activités physiques spécifiques aident à soulager les douleurs articulaires, et des exercices de méditations peuvent améliorer la concentration et les problèmes de fatigue chronique, précise Charlotte Mahr, également professeur de pilates, spécialisée sur les patientes atteintes de cancer. Le but de l'application est aussi de promouvoir une meilleure qualité de vie et de favoriser ainsi la prise du médicament. »

700 patientes suivies en quelques mois

Depuis son lancement le 15 octobre dernier, l'application compte 700 utilisatrices régulières. Une base construite autour d'un noyau de 300 patientes recrutées durant la précédente phase de test.

Cette phase a été menée en partenariat avec quatre services d'oncologie en France dont le CHU Henri Mondor à Créteil (94), l'Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris, l'Hôpital Nord à Marseille et l'Institut du Sein du Grand Toulouse.

Incubée au BIC...

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