Affily One crée le bon d’achat automatique

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Thibault Detender, président fondateur de la start-up Affily One.
Thibault Detender, président fondateur de la start-up Affily One. (Crédits : DR)
Créée fin 2013, la start-up montpelliéraine Affily One lancera courant septembre la version 2 améliorée de son application éponyme. Son fondateur, Thibault Detender, qui mise sur la fin d’année pour agrandir la communauté d’utilisateurs et élargir les rangs des commerçants partenaires, prépare aussi une levée de fonds.

Lancée fin 2013 en version bêta, l'application Affily One avait révélé sa version officielle en mai dernier. La fin de l'année s'annonce décisive pour la jeune start-up montpelliéraine qui prend un virage, avec tout d'abord la version 2 de son application qui devrait être accessible courant septembre.

Le principe : une application gratuite qui, outre des informations comme géolocalisation, horaires ou bons plans, permet de cumuler de 10 % en bons d'achat pour chaque dépense effectuée dans un commerce partenaire (biens de consommation ou services).

« Ces bons d'achat sont cumulables sans conditions et échangeables sur une bourse d'échange constituée par la communauté d'utilisateurs Affily One, explique Thibault Detender, le fondateur de la start-up Affily One, accompagnée par le BIC à Montpellier. Tout le monde s'accorde à dire que les cartes de fidélité sont une plaie. On en a trop, on ne sait pas quoi en faire, on les égare, on ne se souvient pas dans quelle boutique on en a une... Affily One remet l'utilisateur au centre du projet, et non les commerces. Nous avons reçu un bon accueil des commerçants qui voient là une manière de gagner du temps - il encaisse tout en faisant le bon d'achat -, de fidéliser ou d'attirer un nouveau client. »

Nantes, Paris et Lyon

L'application a commencé en mai dernier par une phase-test sur la ville de Montpellier, et ambitionne d'ouvrir l'application à d'autres villes en France dès septembre.

« En septembre, nous devrions atteindre 50 ou 60 commerçants partenaires à Montpellier et plus du millier de personnes qui utilisent l'application, commente Thibault Detender. La nouvelle version, plus ergonomique, puissante et rapide, va nous permettre de gagner de nombreux autres utilisateurs. Et en septembre, nous allons également implanter Affily One dans d'autres villes de France. Nous avons plusieurs demandes, par exemple à Nantes, Paris ou Lyon. Ce qui nous permettra aussi de mieux évaluer comment les utilisateurs se comportent. »

L'entreprise, qui se rémunère sur un kit démarrage vendu aux commerçants affiliés et sur un pourcentage sur les transactions effectuées, annonce pour l'heure un chiffre d'affaires balbutiant de quelque 15 000 €. Mais elle prévoit de passer la vitesse supérieure dès cet automne, maintenant que le business model a été validé et que le produit a fait ses preuves : dès septembre, le jeune chef d'entreprise préparera une première levée de fonds, « entre 200 000 et 300 000 € », avec l'idée d'en faire une seconde six mois plus tard, bien plus importante.

« L'objectif maintenant, c'est d'accélérer le déploiement d'Affily One, ambitionne-t-il. Nous avons déjà identifié des investisseurs potentiels et des partenaires. »

30 000 commerces

Cet été, Affily One a procédé à l'activation d'une nouvelle fonctionnalité, le paiement à distance, qui permet notamment de faire des cadeaux dans les commerces affiliés.

« C'est une nouvelle manière de consommer... Et en octobre, l'application proposera un transfert d'argent permettant d'envoyer des fonds à un proche directement dans son portefeuille Affily One. Baptisé Bamao (pour Bon d'achat mobile Affily One, NDLR), il permettra par exemple d'offrir un cadeau, uniquement utilisable chez un des commerçants affiliés bien sûr. »

Autant de projets qui devraient engendrer des recrutements (7 personnes travaillent actuellement chez Affily One), « secrétaire, développeurs commerciaux, ingénieurs », précise Thibault Detender qui vise les 30 000 commerçants partenaires en France et prévoit également d'attaquer les marchés européens à terme.

« C'est une course contre la montre ! D'ici la fin de l'année, il faut qu'on passe du mode artisan au mode industriel tant sur les commerçants affiliés que sur les utilisateurs de l'application. »

Pour accélérer l'adhésion de nouveaux utilisateurs, le président fondateur envisage d'aller présenter son produit dans les CCI, dans les comités d'entreprises de grosses sociétés, auprès des étudiants, etc. Ceux qui souhaitent découvrir la liste des commerces affiliés pourront le faire sans s'inscrire sur la version 2 de l'application. En attendant, la liste est consultable sur le blog de l'entreprise  ou sur sa page Facebook.

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