Eco-Tech Ceram, lauréate du Prix mondial de l'Innovation, sera à la COP 21

 |   |  425  mots
Antoine Meffre, P-DG de Eco-Tech Ceram, aux côtés de François Hollande et de la députée Anne-Yvonne Le Dain.
Antoine Meffre, P-DG de Eco-Tech Ceram, aux côtés de François Hollande et de la députée Anne-Yvonne Le Dain. (Crédits : Eco-Tech Ceram)
Après avoir reçu le Prix mondial de l'Innovation des mains de François Hollande le 18 septembre, la start-up perpignanaise Eco-Tech Ceram, spécialisée dans la valorisation de l'énergie fatale, s'apprête à intégrer d'hôtel d'entreprises de Rivesaltes (66).

La start-up innovante Eco-Tech Ceram s'apprête à intégrer l'un des ateliers du tout nouvel hôtel d'agglomération du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, à Rivesaltes. Cette entreprise accompagnée par le Centre européen d'entreprises innovantes Plein Sud Entreprises y développera, d'ici deux ans, son produit de récupération et stockage d'énergie.

Un projet rendu possible grâce aux fonds bpifrance obtenus dans le cadre du concours mondial de l'innovation, dont la start-up est lauréate (phase 2) aux côtés de ses partenaires, le laboratoire PROMES (CNRS-UPVD), le groupe industriel ADF et ARMINES-Mines de Douai. Sur un budget global de 3M€, Eco-Tech Ceram touche 500 000 € en subventions et avances remboursables.

« C'est un grand coup de booster », estime Antoine Meffre, P-dg d'Eco-Tech Ceram, docteur en énergétique et génie des procédés.

Stockage de l'énergie fatale

La société créée en 2014 par cet ancien doctorant du laboratoire PROMES, ouverte à quatre actionnaires minoritaires et composée d'une équipe de six personnes, a pour objectif de développer des solutions d'écologie industrielle pour permettre aux entreprises d'optimiser leurs coûts de production.

La start-up se concentre sur le développement de solutions de stockage et de récupération de l'énergie fatale (fumée ou gaz par exemple, qui sont rejetés dans l'atmosphère), tout en utilisant, comme matériaux de stockage, des déchets industriels.

« La récupération de la chaleur fatale est un marché mature, sur lequel les entreprises sont demandeuses, avec un énorme potentiel », estime Antoine Meffre.

Une projet de crowdfunding

Eco-Tech Ceram s'apprête également à participer à la COP 21, Conférence mondiale des Nations-Unies sur le changement climatique qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris, aux côtés de l'Ademe et la DIRECCTE Languedoc-Roussillon.

D'ici là, elle va lancer un appel au financement participatif sur la plateforme WiSEED, relayé par le cercle de financement participatif Perpignan Méditerranée crowdfunding.

« Notre objectif, c'est que le financement soit ouvert pour la COP 21, explique Antoine Meffre. Nous voulons réunir a minima 300 000€ ».

Le but, à plus long terme, étant de pouvoir candidater en 2017 à la phase 3 du concours mondial de l'innovation, pour un budget de 20 M€ pour pouvoir, in fine, mettre ses produits sur le marché. En tant que société d'ingénierie, Eco-Tech Ceram proposera une offre complète aux entreprises, de l'installation du système de stockage d'énergie à son entretien et au service après vente.

Eco-Tech Ceram a obtenu le soutien de Crealia et du réseau Entreprendre.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :