CES 2019 : BassMe invente le son augmenté

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L'équipe de la start-up perpignanaise BassMe, sur le CES 2019.
L'équipe de la start-up perpignanaise BassMe, sur le CES 2019. (Crédits : DR)
Installé en bandoulière sur la poitrine, le produit BassMe est un caisson de basses personnel qui permet de ressentir le son différemment d’une simple écoute grâce à un système d’ondes sonores et de vibrations. Sur le CES 2019, la start-up perpignanaise lance la commercialisation de cet objet musical innovant et se fait connaître des géants du son Pioneer, Bose, Sony et consorts.

Les associés fondateurs de la start-up perpignanaise Studio-Duroy vivent leur premier CES comme un rêve éveillé.

« C'est extraordinaire ! Heureusement, nous sommes 4... mais à 10, ça aurait été mieux, s'exclame Alban Duroy, cofondateur de BassMe, à l'issue du 2e jour. On fait des journées de 20 heures, mais c'est un vrai vivier de contacts et un vrai boost pour nous, start-ups ! »

Créée fin 2017 par Alban Duroy, Raphaël Guichard et Guillaume Lannoy, la start-up a conçu un objet musical disruptif, baptisé BassMe et qui ambitionne d'offrir une expérience du son amplifiée. Les Perpignanais ont profité du célèbre salon de Las Vegas pour lancer sa commercialisation.

Musique, cinéma et jeux vidéo

Ce « caisson » de basses, qui se dispose en bandoulière sur le thorax, permet de ressentir le son différemment d'une simple écoute : après avoir connecté le BassMe en bluetooth ou en filaire à une source sonore (smartphone, ordinateur,...), un système transforme les sons les plus graves en ondes sonores et vibrations.

Cette technologie innovante qui amplifie les basses fréquences offre une expérience auditive et sensitive qui permet de s'immerger au cœur de la musique. Elle intéresse aussi le secteur du cinéma ou des jeux vidéo.

La start-up avait prévu son lancement commercial début 2019. Elle démarrera avec le cinéma.

« Les cinémas sont en recherche de nouvelles sensations pour leur public, explique Alban Duroy depuis le Village French Tech du CES. Nous commençons donc la phase commercialisation en B2B, en mettant en place des locations de BassMe dans les cinémas. Le premier test va démarrer en février à Perpignan, dans le cinéma Mega Castillet. D'autres chaînes de cinéma sont intéressées pour découvrir notre produit. Par ailleurs, nous allons chercher des distributeurs pour commercialiser BassMe dans le commerce avant la fin 2019. »

La start-up ambitionne de déployer BassMe dans 240 salles de cinéma Premium ou 4Dx d'ici 2023. Pour le grand public, l'appareil sera accessible au prix de 129 €.

BassMe, un caisson de basses pour amplifier le son (start-up Perpignan)

La visite de Pioneer, Bose ou Sony

Au CES de Las Vegas, les Perpignanais sont venus avant tout chercher « de la visibilité pour aller chercher des investisseurs et des distributeurs », notamment par le biais des journalistes.

« La presse va aider pour créer des contacts et nous faire connaître, raconte Alban Duroy. Nous n'avions pas calé de rendez-vous à l'avance, mais de grands noms de l'audio comme Pioneer, Bose ou Sony sont passés nous voir. Nous avons pu dévoiler la version finale de BassMe, avec son vrai  design. »

Outre le déploiement du caisson de basses, le Studio-Duroy prévoit de développer toute une gamme de produits audio et perception de sons. Selon Alban Duroy, « de nouvelles inventions seront travaillées par la suite ».

La start-up promet être aussi de la partie dans la course au label "Communauté French Tech" pour Perpignan en 2019. Et la présence d'une grappe de start-ups perpignanaises sur le CES donne aussi de la visibilité à la démarche.

« Nous ferons tout notre possible car c'est un label important, assure-t-il. En étant au CES ensemble, on voit qu'il y a une unité. En rentrant, nous constituerons une délégation pour aller chercher ce label. »

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Commentaires
a écrit le 11/01/2019 à 10:09 :
Il faut s'interroger sur l'inoccuité d'un tel système pour la santé. En toute objectivité, je ne vois pas comment des basses fréquences systématiquement diffusées au niveau du thorax ne risquent pas d'affecter à la longue le fonctionnement du muscle cardiaque (perturbation des flux électriques entre ventricules et oreillettes). Toutes les études sérieuses montrent que l'utilisation systématique d'un i-phone par exemple affecte le nerf auditif, alors je me pose des questions sur ce type d'appareil? L'innovation a certes du bon, mais si elle doit conduire au cimetière, on peut la contester.

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