CES 2019 : Vik, le compagnon virtuel pour ne plus être seul face à la maladie

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L'équipe de Wefight (Montpellier) au CES 2019.
L'équipe de Wefight (Montpellier) au CES 2019. (Crédits : DR)
Parce que les médecins ne peuvent pas répondre 24h/24 aux questions des personnes atteintes de cancer ou de maladies chroniques, la start-up montpelliéraine Wefight a inventé un compagnon virtuel doté d’IA, baptisé Vik et expérimenté avec succès sur le cancer du sein. Sur le CES, Wefight a lancé trois nouvelles versions sur l’asthme, la dépression et la migraine.

Il ne remplace pas le médecin et ne fait pas de diagnostic. Mais il prétend améliorer la qualité de vie des patients, en répondant aux angoisses et inquiétudes qui ne manquent pas d'advenir quand on est atteint d'un cancer ou d'une maladie chronique.

Vik, compagnon virtuel, a été conçu par la start-up montpelliéraine Wefight. Doté d'intelligence artificielle, ce chatbot est capable de comprendre et de répondre à des questions des patients et de leur famille à toute heure du jour et de la nuit, sur leur traitement (comment le prendre, comment gérer les effets secondaires), la qualité de vie (nutrition, sport,...), les informations administratives, des contenus généraux (dépistage, prévention, techniques de diagnostic, chimiothérapie, etc.) ou sur des questions concernant les proches.

Créée par Benoît Brouard (CEO et docteur en pharmacie) et Pierre Nectoux (CTO et ingénieur centralien), Wefigth est incubée au sien de l'incubateur montpelliérain Cap Oméga ainsi qu'à Paris, à la Station, par l'Incubateur et pépinière d'entreprises Paris-Salpêtrière (iPEPS-Institut de la moelle épinière). Les équipes travaillent avec des professionnels de santé, médecins et pharmaciens, mais aussi avec l'association « Patients en Réseau ».

Visibilité sur les marchés américains et français

La start-up a d'abord lancé, fin 2017, Vik Sein pour les femmes atteintes du cancer du sein. Aujourd'hui, l'outil est utilisé par environ 2 % de la population atteinte du cancer du sein en France, soit plusieurs milliers de patientes.

Benoît Brouard vient pour la première fois au CES de Las Vegas, en compagnie de son directeur technique et d'un datascientist. Si le startuppeur est venu faire du networking, autant sur son réseau américain que francophone, il s'est aussi donné trois objectifs.

« Avoir de la visibilité aux États-Unis car on lance maintenant Vik Breast, la version anglophone de Vik Sein, donc on a besoin de l'annoncer sur le marché américain. Avoir visibilité en France car on lance Vik Asthme cette semaine, Vik Migraine la semaine prochaine, et Vik Dépression à la fin du mois de janvier. Et enfin aller voir ce qui se fait dans la santé connectée. »

30 Vik d'ici 2020

Le business modèle de la start-up est le B2B2C.

« Vik est gratuit pour les patients, et les acteurs qui paient sont les hôpitaux, sous forme de licence qui leur permet de proposer un service aux patients et à leurs équipes de gagner du temps, ainsi que les laboratoires pharmaceutiques, explique Benoît Brouard. En effet, ils lancent des traitements de plus en plus coûteux et souvent complexes à prendre, ils ont donc besoin de solutions pour expliquer comment bien les prendre. Mais on ne partage pas les données avec eux et on ne parle pas que des traitements des laboratoires qui paient. »

En marge du lancement des nouvelles versions de Vik, Wefight continue d'enrichir son outil de nouveaux contenus et fonctionnalités : rappels de traitement ou de rendez-vous médicaux, carnet de suivi pour les effets secondaires, ou propositions d'essais cliniques « à la demande des patients ».

 « Nous voulons clôturer une levée de fonds d'environ 1 M€ début 2019 pour étendre Vik à tous les cancers d'ici fin 2019 et aux 15 plus importantes maladies chroniques d'ici 2020, ajoute Benoît Brouard. Ce qui fera plus d'une trentaine de nouvelles versions de Vik à terme. »

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