Robots capteurs : Innowtech veut se diversifier avec sa marque Heavisides

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RIM, le premier robot capteur d'Innowtech
RIM, le premier robot capteur d'Innowtech (Crédits : Innowtech)
Après avoir créé la marque Heavisides pour commercialiser ses robots capteurs, le Nîmois Innowtech, développeur de solutions de mesure industrielle pour le nucléaire, annonce vouloir s’ouvrir à d’autres industries (chimie, eaux usées, bâtiment…). Son premier robot, RIM, devrait être commercialisé dans 6 mois.

Le 16 janvier, la société Innowtech (quatre salariés), hébergée au BIC Innov'up (Nîmes), officialisait son partenariat avec le Bagnolais Nuclear Adapt pour présenter sa nouvelle marque, Heavisides.

« Pour mener à bien nos projets de développement, je suis très favorable aux projets collaboratifs. Nuclear Adapt, spécialisée dans l'adaptation de systèmes et d'instruments aux milieux sensibles, a des compétences complémentaires aux nôtres. De fait, tous les produits que nous allons développer et commercialiser le seront sous la marque Heavisides », déclare Alain Godot, fondateur et P-dg d'Innowtech.

Fruit de la collaboration des deux sociétés, le prototype de leur premier robot capteur est d'ores et déjà opérationnel.

Mesurer l'impossible

Créée en octobre 2017, Innowtech s'est d'emblée positionnée sur le développement de solutions pour la collecte des données de mesure dans des endroits inaccessibles ou hostiles, spécifiquement pour le nucléaire.

En partenariat avec Adapt Nuclear, la société a travaillé sur la conception de RIM (Robot for Investigation Measurement), robot capteur composé d'une base mobile et d'un système intégré. Compact, téléopéré, modulable et fonctionnant sans fil, le prototype est capable de « mesurer l'impossible » en collectant des données dans des milieux irradiants.

En parallèle, Innowtech travaille en collaboration avec la start-up toulousaine Elements sur un projet de conception d'équipements robotisés au profit de l'industrie de l'assainissement et du démantèlement nucléaire, financé en partie par la région Occitanie.

« Pour développer Haronet, un robot capteur, nous travaillons en partenariat avec Onet Technologie, opérateur nucléaire, qui nous aide à qualifier nos prototypes. Nous validons en ce moment l'architecture du système et une phase test du démonstrateur sera lancée dès le mois de mai », explique le dirigeant d'Innowtech.

Toujours dans le nucléaire, la société a répondu à un appel à projet de la Région, et vient de lancer, en collaboration avec l'IES Montpellier, un programme de deux ans pour développer un robot capteur durci.

Une adaptation de RIM pour les artisans

Après avoir ancré en 2018 son activité dans le domaine du nucléaire, Innowtech ambitionne de s'ouvrir à d'autres industries.

« Nous travaillons actuellement avec une société dans le domaine des eaux usées pour l'inspection des canalisations. Notre objectif est de proposer une gamme de système de base mobile, de mesure, de communication des données, de pilotage, et de les porter à d'autres types d'industrie comme la chimie, le pétrole, les eaux usées ou le bâtiment », affirme Alain Godot.

À l'état de prototype opérationnel, RIM promet, avant le lancement de sa commercialisation prévue dans six mois, d'intégrer de nouvelles solutions spécifiques, modulables selon les besoins et le milieu.

« Nous identifions des applications de RIM pour le marché du bâtiment, pour faire, par exemple, de l'inspection télévisuelle des gaines techniques, des cheminées, des fosses sceptiques et vide sanitaire, ou pourquoi pas, des relevés de côte en 3D pour les architectes », projette le dirigeant.

Une sorte de robot multifonctions adapté à l'environnement et dont le prix pourrait osciller entre 1 000 € (entrée de gamme) et 18 000 €, selon la configuration.

Soutenu par le CEA et le PIT (Pole Industriel Technologie à Garons), Innowtech va recruter prochainement deux salariés (conception mécanique et développement informatique) et envisage d'installer, d'ici la fin de l'été, son centre de R&D dans des locaux à Nîmes.

La société, qui vise les 410 000 € de CA en 2019, doit maintenant définir sa stratégie commerciale et digitale.

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