Comment Awadac digitalise les restaurants au Japon

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L'entreprise montpelliéraine Awadac a enrichi son offre de digitalisation des commandes et des paiements à destination des restaurants en déclinant sa solution sur les smartphones et sur des bornes.
L'entreprise montpelliéraine Awadac a enrichi son offre de digitalisation des commandes et des paiements à destination des restaurants en déclinant sa solution sur les smartphones et sur des bornes. (Crédits : Awadac)
L'entreprise montpelliéraine Awadac, conceptrice de mobilier connecté pour la restauration, vient de contractualiser avec le Japonais DNP Dainippon Printing en vue d’une collaboration lors des JO de Tokyo en 2020 notamment. Une première implantation qui devrait lui ouvrir d’autres portes sur le continent asiatique.

Jérôme Gauchet, fondateur et dirigeant de l'entreprise montpelliéraine Awadac, est satisfait : il rentre du Japon, où il était parti avec une délégation emmenée par la Région Occitanie, avec dans la poche un accord stratégique signé avec le géant nippon des technologies de l'impression DNP Dainippon Printing (siège à Tokyo, près de 40 000 salariés, 1,4 millions de yens de chiffre d'affaires consolidé).

Créée en 2014 et incubée au BIC de Montpellier, Awadac a développé une gamme de mobilier connecté destiné à la restauration. Un système qui permet aux clients de prendre connaissance du menu, de passer ou de compléter leur commande, et de payer directement.

Depuis, l'entreprise a élargi son offre, comme l'explique Jérôme Gauchet : "Nous avons voulu ouvrir nos solutions à un plus grand marché, raison pour laquelle nous avons décliné notre solution sous forme moins onéreuse, sur d'autres supports comme les téléphones mobiles ou les bornes intérieures et extérieures. Aujourd'hui, le mobilier connecté est surtout utilisé par de grands comptes".

Se connecter à la buvette des stades

"Le marché de la restauration japonais, qui compte environ 200 000 établissements, est proche du marché français, avec des problématiques de main d'œuvre dues au vieillissement de la population, aux besoins croissants du secteur du tourisme - notamment du fait de la Coupe du monde de rugby et bientôt des JO - ou encore des problèmes de langue. Par ailleurs, ils veulent réduire le cash. Tout ça fait qu'ils se tournent vers des solutions de prises de commandes digitalisées. Le groupe DNP Dainippon Printing est un imprimeur qui a développé la dématérialisation des paiements. Notre solution a besoin d'un acteur pour le paiement, DNP nous a donc proposé d'intégrer leur brique de paiement... Nous sommes les seuls à être interfacés aux systèmes de caisse qui permet la prise de commande et le paiement grâce à une brique universelle qui permet la synchronisation automatique."

DNP Dainippon Printing utilisera les solutions d'Awadac notamment pour des prises de commandes dématérialisées auprès des buvettes des stades au moment des JO ou sur un parc d'expositions dans province d'Aichi dans le cadre de foires ou de salons. Le groupe nippon pourrait aussi recourir aux solutions d'Awadac en alternative aux menus de restaurant, un marché sur lequel il est très présent.

"Nos solutions devraient être opérationnelles dans dix mois maximum, précise Jérôme Gauchet. C'est un marché énorme et c'est aussi une porte ouverte vers d'autres marchés asiatiques comme la Corée, J'ai notamment rencontré un distributeur coréen qui pourrait être intéressé par nos solutions pour les room-service des hôtels."

Grands comptes

À ce jour, Awadac comptabilise environ un million de commande par an passées par ses outils, essentiellement en France. Parmi ses clients, elle annonce des restaurants du groupe Hélior (également actionnaire de l'entreprise) dans des gares et aéroports, Center Parcs ou KFC.

"La digitalisation des commandes libère les serveurs et permet de gagner en qualité de services et d'accueil, mais aussi d'augmenter le montant des commandes", assure Jérôme Gauchet.

Le dirigeant annonce être "en bonne négociation" avec le groupe hôtelier français Accor, et avoir passé un partenariat pour interfacer les solutions Awadac avec les logiciels de caisse spécialisés grands comptes de l'éditeur de logiciels Oracle. Enfin, Awadac vient de signer un partenariat avec le "leader mondial des bornes pour restaurants" (dont il préfère taire le nom pour l'heure).

Awadac, qui compte dix salariés, prévoit de développer, à horizon 2021, d'autres services à intégrer à ses outils, tels que la presse pour enfants, des paris en ligne, des jeux : « tout ce que les gens peuvent faire en attendant que le plat arrive ! », précise Jérôme Gauchet. Awadac devrait quitter le BIC à la fin de l'année ou début 2020.

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