Bâtiment : la fédération craint 3 000 suppressions d'emploi

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La FFB met en cause une nouvelle forme de « main d'œuvre low cost », venue de l'étranger.


Patrick Ceccotti, président de la FFB 34, a dressé le 2 juillet un constat alarmiste sur la situation des PME du bâtiment dans l'Hérault.

« Notre activité n'a chuté « que » de 7% au plan départemental en 2009, ce qui n'est pas si mal au regard de la conjoncture. En revanche, comment pourrons-nous continuer à aborder la commande alors que nos prix s'effondrent de 15% et que nos marges restent les mêmes, entre 1 et 5 % ? »

La FFB 34 met en cause certaines « nouvelles organisations » apparues sur le marché, qui ont recours selon elle à de la main d'œuvre « low cost », souvent d'origine étrangère, par le biais d'entreprises sous-traitantes ou d'interim.
Les donneurs d'ordre, en quête d'économies, contribueraient à casser les prix du marché en faisant appel à ces organisations. Celles-ci n'hésiteraient plus à se positionner sur des appels d'offre de un à 2 M€.

« Nous avons perdu un millier d'emplois en 2009, en nous résignant à sacrifier l'interim, poursuit Patrick Ceccotti. Nos prévisions pour 2010 nous laissent craindre 3 000 suppressions d'emplois, la conséquence d'une baisse d'activité de 10%, contre 3% au plan national. »

La FFB 34, avec l'ordre des architectes LR, proposent aux donneurs d'ordre d'intégrer dans le règlement de consultation de leurs marchés la sélection des candidats sur des moyens humains, techniques ou financiers.

Anthony Rey


Légende : Patrick Ceccotti, président de la FFB 34

Crédit: Edouard Hannoteaux

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