CCI Montpellier : Rudy Iovino porte plainte contre Gabrielle Deloncle

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Le candidat du Medef a annulé à la dernière minute sa présence au Grand Débat organisé hier (16 novembre) par Objectif. La campagne prend une tournure judiciaire

Le candidat du Medef a annulé à la dernière minute sa présence au Grand Débat organisé hier (16 novembre 2010) par Objectif Languedoc-Roussillon. La campagne prend une tournure judiciaire.

À une demi-heure du Grand Débat, alors qu'une centaine de chefs d'entreprises s'étaient inscrits, l'équipe de Rudy Iovino (Medef) a joint la rédaction d'Objectif Languedoc-Roussillon pour annoncer qu'il ne viendrait pas au débat prévu avec Gabrielle Deloncle (CGPME) et Guy Cohen (candidature individuelle).

Rudy Iovino a organisé au même moment une conférence de presse durant laquelle il a annoncé avoir mandaté Me Jean-Robert Phung pour « mettre en œuvre une procédure avec citation directe pour injure et diffamation devant le tribunal correctionnel de Madame Deloncle ».

Le candidat du Medef reproche à Gabrielle Deloncle d'entretenir une rumeur selon laquelle des membres de la CCI de Montpellier auraient sabré le champagne à la mort du président de Région, Georges Frêche, ce que dément farouchement Rudy Iovino.

La candidate du Medef est notamment revenue sur cette histoire lors d'une émission organisée le lundi 15 novembre sur la radio Divergence FM (voir ci-dessous la retranscription du passage litigieux)

Plus aucun débat

Rudy Iovino a également annoncé qu'il ne participera plus à aucun débat avec Gabrielle Deloncle. « Le débat se fera dans les urnes », selon lui.

Devant la centaine de chefs d'entreprise déjà présents dans la salle au moment de l'annonce de la défection de Rudy Iovino, Objectif Languedoc-Roussillon a finalement décidé de laisser la parole aux deux autres candidats, Gabrielle Deloncle et Guy Cohen, pour qu'ils discutent des grandes lignes de leur programme (à lire dans le prochain Hebdo du lundi du 22 novembre).

Une nouvelle fois, la rédaction d'Objectif Languedoc-Roussillon regrette d'avoir été mise ainsi devant le fait accompli de façon cavalière et déplore qu'un débat, constructif, démocratique et sur le fond, ne puisse être organisé afin d'informer les chefs d'entreprises sur les enjeux de la réforme des CCI et sur le programme des candidats avant le vote aux élections des CCI qui commence la semaine prochaine.

Gwenaëlle Guerlavais


Le champagne de la discorde

Retranscription d'une partie de l'émission Provoscopie diffusée lundi 15 novembre à 12h sur Divergence FM.

Le journaliste : Je crois savoir qu'avant son décès, Georges Frêche avait posé des conditions à Rudy Iovino « Si tu veux éventuellement qu'on te soutienne ou du moins qu'on ne te nuise pas, il y a quelques personnes au niveau de ton cabinet qu'il faut virer. » Ne croyez-vous pas qu'au sein de l'équipe de Rudy Iovino, il y a plus un problème d'hommes ou d'individus qu'autre chose ? Bon, c'est vrai que maintenant que Georges Frêche n'est plus là, la donne n'est plus la même... Ce qui expliquerait pourquoi ils ont sabré le champagne le dimanche soir...

Gabrielle Deloncle : Ha oui ça j'avoue que... Je préfère ne pas en parler parce que je trouve qu'à un moment donné, c'est un comportement abject. Je suis désolée mais que l'on aime ou pas, il y a le respect de la personne et j'ai trouvé scandaleux ce type de comportement. J'ai du mal à en parler parce que personnellement, cela me touche profondément...

Le journaliste : Alors bon, ce n'est pas avéré, c'est Midi Libre qui a repris la chose. Il semblerait qu'ils aient démenti...

Gabrielle Deloncle : Oui ! En disant que tous n'étaient pas là ! J'adore ce genre de démenti ! Il y avait un petit groupe mais quand on demande à une personne de l'équipe, ils répondent « ha ce n'était pas moi, c'était quelqu'un d'autre ! »

Le journaliste : Au niveau du groupe, on devine qui y était !

Gabrielle Deloncle : En plus, ils ont poussé l'outrecuidance jusqu'à appeler mes colistiers en leur proposant de les rejoindre [Ndlr : à boire le champagne] « puisque maintenant qu'il est mort, on a gagné ! »

Le journaliste : Ha carrément ?

Gabrielle Deloncle : Carrément

Le journaliste : Et ce dès le dimanche soir ?

Gabrielle Deloncle : Le lundi, ils ont attendu le lundi... Je trouve ça scandaleux donc je n'en ferais pas plus mais je méprise totalement ce genre d'attitude et je crois qu'on ne peut pas dire autre chose. C'est très grave d'en être réduit à ce genre de chose...

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