Club de l'éco : les nouveaux défis de l'économie catalane

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En présence de 150 personnes, Objectif Languedoc-Roussillon a posé la question, le 2 octobre, des nouveaux défis de l'économie catalane à l'aune de la réforme territoriale. Six entrepreneurs et décideurs des P.O. étaient invités à répondre.

Alors que la future réforme territoriale concentre les attentions sur Montpellier et Toulouse, les deux poids lourds politiques et économiques de leur région respective, comment un département comme les Pyrénées-Orientales (P.O.) peut-il tirer son épingle du jeu dans la perspective de la future réforme territoriale ?

Telle était la question posée par le nouveau Club de l'éco, organisé par Objectif Languedoc-Roussillon en partenariat avec la Fondation UPVD, la Banque populaire du Sud, et la Caisse des Dépôts Languedoc-Roussillon, le 2 octobre, en présence de 150 personnes.

Le débat réunissait Jean-Louis Chambon, conseiller général des Pyrénées-Orientales et président de la commission Economie Sociale et Solidaire (ESS), Catherine Fondeville, responsable du pôle patrimonial François Fondeville SA, et co-fondateur de la Fondation UPVD, Raymond Mitjavila, président l'entreprise Mitjavila, Laurent Gauze, président de l'agence de développement économique de Perpignan Méditerranée et Alexis Melidonis, président de l'UPE 66.

« Les cartes vont être totalement rebattues, notamment du point de vue des compétences » rappelle Jean-Louis Chambon, selon qui l'économie de proximité doit rester administrée par les sphères locales, et notamment par le Département.

Pour Laurent Gauze, les P.O. doivent faire valoir leurs atouts et voir comment se rendre attractifs pour les autres.

Appelant à l'audace et au pragmatisme, Laurent Gauze affirme : « Après la fusion des régions, nous serons le sas obligatoire pour l'installation des Toulousains vers Barcelone, Saragosse, ou encore Madrid. Remettons-nous en cause, comptabilisons nos atouts et faisons les valoir à l'extérieur ! »

Pour lui, l'économie ne peut connaître de développement que si l'ensemble de ses acteurs travaillent de concert : « Sur l'activité touristique par exemple, nous ne devons pas avoir une offre propre à chaque commune, mais bien une offre globale », assure-t-il.

Une notion d'offre transversale également chère à Alexis Mélidonis, pour qui le développement économique passe par la connaissance réciproque d'acteurs qui ne se fréquentent pas. « Par exemple l'entreprise et l'université doivent travailler la main dans la main », indique Alexis Mélidonis.

D'ailleurs, précise-t-il, l'UPE 66, est membre du conseil de gestion de la Fondation UPVD, et les nouveaux statuts de l'UPVD mentionnent que siègera à son conseil d'administration « un représentant d'une entreprise de moins de 500 salariés, proposé par l'UPE 66. »

Pour Catherine Fondeville, la question du développement n'est pas celle des limites géographiques, mais bien celle de la stratégie : « Il n'y a pas de frontières : nous travaillons dans la région de Toulouse depuis des années, et sur le marché catalan et espagnol également ; lorsqu'il a chuté, nous avons dû nous diversifier ».

Enfin, pour Raymond Mitjavila, président de Mitjavila, pour faire des affaires hors de France, il faut s'installer hors de France. « Si vous voulez aller implanter une activité en Espagne, vous devez aller en Espagne », ne serait-ce que pour un motif de différence culturelles.

Retrouvez prochainement sur le site d'Objectif Languedoc-Roussillon le compte-rendu en vidéo de ce Club de l'éco

Légende : 150 personnes ont assisté au débat
Crédit photo : Christine Caville

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