Iovino : ira, ira pas ?

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Coup de théâtre à Montpellier. Le président sortant de la CCI se dit prêt à renoncer à se représenter, alors même que son camp s'apprête à l'investir.

Demain, mardi 5 octobre 2010 sera une journée cruciale dans la course à la présidence pour la CCI de Montpellier : alors que le Medef doit officiellement l'investir, Rudy Iovino, président sortant et candidat annoncé à sa succession, pourrait finalement se retirer.

Rudy Iovino dénonce les pressions du président de Région, Georges Frêche, pour exclure de sa liste, Véronique Pérez, actuellement vice-présidente de la CCI et fille d'André Vézinhet, le président du conseil général de l'Hérault.

L'actuel président de la CCI déplore que le débat actuel soit réduit à « des tours de passe-passe dialectique, qui s'apparentent parfois à de l'hypocrisie ».

Réaffirmant qu'il ne deviendra « jamais homme de compromission » et que la politique locale ne peut interférer au cœur des CCI, Rudy envisage donc de ne pas présenter sa candidature, tant que « des conditions de respect, de projets partagés et d'indépendance » ne sont pas réunies.

Réagissant à cette annonce, la liste opposante « CCI Autrement », menée par Gabrielle Deloncle, se dit « stupéfaite » par ce rebondissement (*).

Bertrand Tardiveau

(*) Texte modifié le lundi 4 octobre à 17h30.

Originellement, la rédaction avait rajouté la phrase suivante qui pouvait faire croire à des attaques personnelles portées par Gabrielle Deloncle.

  • "Gabrielle Deloncle critique également les « transactions » qui voudraient que Jean-Yves Labattut, également vice-président de la CCI, prenne le relais en cas de défection de Rudy Iovino"

Après publication de cet article, Gabrielle Deloncle a tenu à rappeler que sa liste a signé une charte de déontologie visant à ne pas faire des élections à la CCI un combat personnel.

Voici donc la teneur de son communiqué : la candidate se disait « stupéfaite que certains puissent " lâcher " ainsi le candidat qu'ils présentaient comme " légitime " (..), ne pas vérifier l'éligibilité des candidats potentiels, opérer des transactions à l'insu de leurs adhérents (...) et prétendre gérer le monde économique au travers de la CCI, alors qu'ils n'arrivent pas à gérer leur candidat ».


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