L'AFPA revisite son offre de formation

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À la nouvelle loi sur la formation professionnelle, l'AFPA répond par une refonte de son offre. Pour le directeur régional Alain Mahé, cette adaptation aux besoins des entreprises et des actifs vise à mieux répondre aux défis de l'emploi.

Le 2 avril, Alain Mahé, directeur régional de l'AFPA Languedoc-Roussillon, a révélé les contours de leur nouvelle offre de formation, déployée sur le territoire depuis le 19 mars dernier.

Origine de cette refonte : la nécessité de mieux répondre aux besoins des entreprises et des actifs en proposant des formations souples, à la carte, sous forme de modules.

« Jusqu'à présent, il existait deux types de formation : 235 parcours métiers (110 en Languedoc-Roussillon, NDLR) d'une durée moyenne de 6 à 8 mois, et 460 formations courtes de 2 à 3 jours destinées aux perfectionnement des salariés, explique Alain Mahé. La nouvelle offre propose une maille intermédiaire avec 965 modules d'une durée inférieure à 175 heures, compatibles avec le CPF, le compte personnel de formation instauré par la réforme. »

De fait, cette nouvelle offre de formation permet désormais des entrées en formation plus fréquentes dans l'année, et donc des délais plus courts. Soit un dispositif plus souple et une meilleure accessibilité.

« Cela nous permet de mieux accompagner les actifs sur le parcours professionnel en leur proposant des formations sur-mesure en fonction de leurs acquis de l'expérience, déclare le Alain Mahé. Cette nouvelle offre est un levier pour former plus de personnes avec les mêmes moyens. »

Par ailleurs, le directeur régional annonce un renforcement des outils d'évaluation « afin d'être très précis à l'entrée en formation », des dispositifs d'accompagnement et des pratiques de certification.

« Nous allons également accélérer la modernisation de nos outils et méthodes de formation, en nous appuyant notamment sur un apprentissage multimodal, ajoute Alain Mahé. Par exemple avec des enseignements à distance. »

L'organisme de formation ambitionne ainsi de contribuer à favoriser le retour à l'emploi (60,4 % des stagiaires en formation ont retrouvé un emploi, selon les chiffres de l'AFPA au niveau national), mais aussi les reconversions professionnelles.

« En Languedoc-Roussillon, selon l'enquête Opinion Way que nous venons de réaliser, 68 % des actifs envisagent un changement de vie qui passe par un changement de métier », précise Alain Mahé.

En Languedoc-Roussillon, l'APFA compte 300 salariés sur six centres de formation et dispense 2,8 millions d'heures de formation auprès de 6 000 personnes par an, dont 4 000 demandeurs d'emploi.

L'AFPA a mis en œuvre, en 2013, un plan d'action pour remonter une situation financière difficile, passant notamment par une évolution de son modèle économique pédagogique.

« Cette refonte de l'offre de formation doit nous permettre d'augmenter notre chiffre d'affaires de 10 % pour atteindre les 30 M€ », affirme le directeur régional, qui annonce une diversification dans trois secteurs porteurs en région, la construction bois, le traitement de l'eau et l'hôtellerie de plein air (avec un camping pédagogique).

L'AFPA-LR vient de répondre à un appel à projet de labellisation de 25 centres de formation stratégiques, en présentant la candidature du centre de Montpellier (basé à Saint-Jean-de-Vedas), spécialisé sur la communication et les réseaux (fibre optique, basse tension, réseaux câblés). Objectif : devenir centre référent et être destinataire d'investissements prioritaires. Les résultats devraient être connus avant l'été.

Cécile Chaigneau

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Légende : Alain Mahé, directeur régional de l'AFPA-LR.
Crédit photo : AFPA


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