L'UPVD s'inquiète du retard des fonds du contrat de plan État-Région

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Le président de l'Université Perpignan Via Domitia a abordé, le 11 septembre, la question du contrat de plan État-Région 2014/2020. L'UPVD, qui avait demandé un budget total de 25M€, s'oriente vers deux années blanches et s'inquiète du retard de ces fonds.

Le président de l'Université Perpignan Via Domitia Fabrice Lorente a évoqué, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, jeudi 11 septembre à Perpignan, la question du contrat de plan État-Région (CPER) 2014/2020, sujet d'inquiétude pour l'université.

L'UPVD a en effet demandé une enveloppe globale de 25 M€ pour financer l'ensemble de ses travaux et de ses projets de développement. Or, pour l'instant, l'État n'a rien versé.

La Région, de son côté, attendrait de connaître les engagements de l'État pour abonder à cette enveloppe.

« Le nouveau CPER devait démarrer en 2014, s'inquiète Fabrice Lorente. On s'oriente vers deux années blanches. En attendant, nous continuons de travailler sur notre projet d'incubateur d'entreprises. Il est prévu pour 2016. Si les crédits arrivent, on sera prêts ! Mais ce retard pénalise tout notre plan de réhabilitation avec transition énergétique. Nous avons déployé des crédits propres fin 2013 pour parer au plus pressé, aux problèmes de fuites, de normes électriques, etc. Mais on arrive aux limites. Nous avons réalisé un schéma directeur immobilier avec des plate-forme techniques de recherche, dont nous avons absolument besoin ».

En toile de fond de cette problématique, le projet de fusion des Régions. « On ne peut pas repousser ces investissements en permanence » martèle Fabrice Lorente.

Autre sujet abordé, la toute nouvelle offre de master en apprentissage. Ce master avec alternance université/entreprise est dès cette année disponible pour les filières « énergie solaire », « commerce international » et « urbanisme, habitat et développement durable », trois secteurs choisis en priorité grâce aux relations étroites nouées avec les milieux professionnels.

« C'était une demande des branches, qui a convergé avec notre volonté de nous rapprocher de la réalité du terrain, précise Fabrice Lorente. Nous travaillons sur les filières tourisme et patrimoine pour l'année prochaine. »

Par ailleurs, depuis la rentrée, 74 contrats emplois-étudiants proposent entre 60 et 670 heures de travail au sein de l'université aux étudiants, pour un budget total de 170 000 €. Cette formule, lancée il y a trois ans, monte en puissance (une trentaine d'emplois étaient disponibles la première année, une cinquantaine l'an dernier).

L'UPVD vient également de lancer son nouveau site web, qui a nécessité trois ans de travail. Son ancien site totalisait 50 000 nouvelles visites mensuelles.

Fanny Linares

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Légende : De gauche à droite : Marcel Sousse, vice-président Administration de l'UPVD, Pascale Amiot, vice-présidente Formation, Fabrice Lorente, président, et Xavier Py, vice-président Recherche.
Crédit photo : Fanny Linares

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