La Commission européenne accorde 104,4 M€ au contournement Nîmes-Montpellier

La Commission européenne a décidé d'attribuer, le 16 octobre, une aide de 104,4 M€ à ce chantier de 60 km de ligne nouvelle entre Manduel (30) et Montpellier (34). De plus, l'institution rappelle le « caractère prioritaire » du corridor méditerranéen dans lequel s'insère le tronçon Montpellier-Perpignan, pour lequel un autre projet de ligne nouvelle a été repoussé à 2030 par le gouvernement au mois de juin.  

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La Commission européenne a attribué, dans une décision datée du 16 octobre, une subvention de 104,4 M€ au contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM). Il s'agit d'une des plus importantes aides accordées hier, sur un total de 1,6 Md€ prévu pour toute l'Europe.

Sur le plan technique, cette subvention ne sera payée que si les dépenses prévues pour le CNM sont bel et bien engagées, sur la base d'une estimation faite pour la période 2012-2015. En toute hypothèse, elle n'excèdera pas un plafond de 104,4 M€.

Par ailleurs, la Commission européenne a également dévoilé, le 17 octobre, une nouvelle politique en matière d'infrastructures de transport, pour laquelle une enveloppe de 26 Mds € a été prévue sur la période 2014-2020.

Cette stratégie inclut une carte de neuf corridors transeuropéens, sur un axe Est-Ouest.

Sur cette carte, le corridor méditerranéen est constitué d'un tracé qui s'étend de l'Espagne à Lyon, puis s'oriente vers l'Italie à travers le futur tunnel Lyon-Turin, avant de prendre la direction de la Bulgarie.

Le projet de TGV entre Montpellier et Perpignan (66), dont le chantier a été repoussé à 2030 par le gouvernement en juin 2013, s'insère dans ce corridor méditerranéen.

Après les annonces faites le 17 octobre sur cette nouvelle politique de transports, la Commission Européenne, contactée par Objectif Languedoc-Roussillon, confirme le « caractère prioritaire » du corridor méditerranéen.

« Le corridor passant par le Languedoc-Roussillon reste prioritaire, déclare Cyril Robin-Champigneul, chef de la représentation régionale de la Commission européenne. La politique européenne de transport reste prioritaire indépendamment des choix faits au plan national dans chaque État-membre. Depuis deux ans, nous avons identifié un réseau de transports européens stratégiques où nous voulons concentrer des moyens. Sur ce budget de 26 Mds €, les financements seront attribués après appel à proposition, sur la base de dossiers crédibles. Ils ne pourront pas se substituer aux investissements nationaux. Tout dépendra de la mobilisation des acteurs nationaux et locaux. »

Anthony Rey

Légende: Le tracé du corridor européen

Crédit photo: Union Européenne

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