La taxe sur la publicité extérieure provoque des remous

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Après la taxe professionnelle et la taxe carbone, c'est au tour d'une troisième taxe de défrayer la chronique.

La TLPE (taxe locale sur la publicité extérieure) est exigible auprès des entreprises qui contribuent à la saturation visuelle de l'espace public, en termes d'affichage et de publicité principalement. Depuis son vote par la ville de Perpignan au titre de la loi de 2008 sur la modernisation de l'économie, une quarantaine d'entrepreneurs, réunis sous la bannière de l'UPE 66, sont vent debout contre la mesure et l'augmentation qui l'accompagne. Ils encouragent même leurs collègues à ne pas payer la TLPE, et envisagent déjà des actions de contestation type « ville noire. »
Surprise d'être prise à parti, la ville de Perpignan rappelle les seuils d'imposition qu'elle a fixés pour la TLPE : 19,6 € le m2 pour toute enseigne de 7 à 20 m2 (contre 30 € pour 7 à 12 m2 à Montpellier), et 39,2 € pour une enseigne de 50 m2 (contre 50 € pour la même à Montpellier). De son côté, le Medef a fait ses propres calculs : « Les recettes globales que percevra Perpignan sur cette TLPE vont passer de 150 000 à 1,5 M€ en un an, s'insurge le président du Medef LR Pierre Brunel. Les collectivités s'inquiètent de la fin de la TP, mais on voit qu'elles trouvent vite d'autres moyens d'alimenter leur caisse ! » Réaction agacée de Jean-Paul Alduy, ex-maire de Perpignan : « Cette loi a été votée bien avant qu'on évoque la suppression de la TP, et le Medef fait mine de la découvrir aujourd'hui. Songez qu'on ne paie cette taxe qu'au-dessus de 7 m2. C'est une surface déjà énorme ! Personne n'a besoin de panneaux qui se voient d'aussi loin. La TLPE est une œuvre de salut public. »

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