Le Lido de Sète à Marseillan dans les temps

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Satisfaction générale pour les collectivités impliquées dans le programme de sauvegarde du Lido et rassemblées, le 24 juin, sur le domaine de Vassal de l'INRA à Marseillan.

Depuis l'ouverture du chantier en octobre 2007, les travaux avancent, vite et bien, avec la date d'achèvement de la nouvelle voirie en ligne de mire, fin 2010. Le programme inclut trois grandes opérations : reculer l'ancienne RN 112 de quelques centaines de mètres, afin de protéger la plage ; reconstituer le cordon dunaire avec une plage large de 70 m ; sauvegarder la flore du site. Le projet, porté par Thau Agglomération, fait l'objet d'un montage financier avec l'Europe, l'Etat, la Région, et le Département de l'Hérault. Le financement des deux premières tranches de travaux, aujourd'hui, bouclés, s'élève à 25 M€. Les deux prochaines tranches, se chiffrant à 28 M€, sont en cours d'instruction.
Pour Pierre Bouldoire, président de Thau Agglomération, il était urgent de « réorienter l'industrialisation outrancière » : « Nous sommes une jeune agglo. Ce projet concrétise la volonté de ce que nous voulons être. Désormais, les politiques publiques doivent faire du sur- mesure et non du prêt-à-porter. Quand un territoire se mobilise, il découvre qu'il n'est plus seul et que ce qui nous sépare politiquement ne relève que du détail. » Un sentiment d'urgence partagé par le président du Conseil général de l'Hérault, André Vezinhet, face au cancer de l'érosion : « Quand nous posions la première génération de gannivelles sur le Lido, les gens souriaient. Aujourd'hui, nous allons poser la deuxième, la troisième, voire la quatrième génération. Il y a 20 km de plage à protéger ici, mais le chiffre grimpe à 50 km sur tout le département. Cette protection doit s'étendre aux villes et villages qui sont en maillage très serré sur le littoral. » Le préfet de région Claude Baland a conclu plus gravement : « Il a fallu faire, pour cicatriser le Lido, des travaux d'Hercule : 52 M€ pour 12 km de plage ! Il est évident qu'on ne pourra pas dépenser autant partout. Si les élus sont d'accord sur le diagnostic, il faudra aller plus vite pour trouver un consensus sur l'aménagement de l'espace encore disponible sur les lidos. »

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