Le ministre des Transports maintient le suspens autour du TGV Montpellier-Perpignan

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En visite le 15 mars à Montpellier, le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a évoqué le dossier de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan. Le projet, d'un coût de 7 Mds sur les 245 Mds € d'investissements à l'étude en France, reste dans l'incertitude.

Ceux qui espéraient un engagement de la part du gouvernement, par la voix de son ministre délégué aux Transports, sur le dossier de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, ont été déçus.

Frédéric Cuvillier, en déplacement à Montpellier vendredi 15 mars, n'a pas délivré d'éléments nouveaux qui permettraient de donner un peu de certitude au vaste projet de 7 Mds €, qui s'inscrit dans un ensemble de liaisons ferroviaires, routières et fluviales pour un investissements évalué à 245 Mds €.

« C'est un très gros chantier, déclare-t-il. Il y a, sur cette ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, un consensus local et des élus qui se battent. Mais la situation n'est pas facile. Je reçois en héritage 245 Mds € de projets de mes prédécesseurs... Les enjeux d'aménagement du territoire dépassent largement l'échelon national. On est dans le cadre d'une liaison européenne avec l'Espagne. Il faut donc mobiliser l'Europe sur ces infrastructures. Nous allons donc faire appel aux fonds européens. »

Une mission de dialogue avec tous les acteurs a été confiée au préfet de région.

« Le contournement Nîmes-Montpellier est acté, ainsi que la gare nouvelle de Montpellier », a-t-il voulu néanmoins rassurer, interviewé au journal de France 3.

La commission Snit (Schéma national des infrastructures de transport) doit examiner les projets au regard du programmé retour à l'équilibre des finances publiques.

Le ministre a évoqué des éléments de réponses attendues pour la fin du premier semestre 2013.

Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Aggloémration, conservait néanmoins bon espoir sur la poursuite du projet :

« Cette visite ministérielle est importante car elle s'inscrit dans la dernière ligne droite de l'État avant l'affectation de milliards d'euros sur des infrastructures d'envergure. L'État va donc tenter de mobiliser des crédits européens. Je ne doute pas que ce dossier aboutisse ».

Une réunion de travail en préfecture précédait la visite du ministre sur le chantier de la gare Saint-Roch de Montpellier, portant sur la future gare de Montpellier, l'intégration urbaine des infrastructures et l'impact économique des investissements lancés par l'État sur cette partie du territoire, mais aussi sur la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan.

L'après-midi, le ministre délégué aux Transports, à la Pêche et à la Mer rencontrait les conchyliculteurs et professionnels des petits métiers en étang à Bouzigues, avant de se rendre à Sète au devant des pêcheurs.

La journée se terminait par une table ronde avec les représentants de la filière pêche et des élus.

Cécile Chaigneau

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Légende : Frédéric Cuvillier en visite sur le chantier de la gare Saint-Roch de Montpellier, le 15 mars dernier.
Crédit photo : Édouard Hannoteaux.

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