Philippe Augé candidat à la présidence de la nouvelle université de Montpellier

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La fusion de l'UM1 et de l'UM2 avance à grands pas. Alors que le décret officialisant la création de la nouvelle université de Montpellier vient d'être publié, Philippe Augé a annoncé qu'il serait candidat au poste de président lors des élections prévues d'ici fin 2014.

Philippe Augé et Michel Robert, respectivement actuels présidents de l'UM1 et de l'UM2, ont organisé un nouveau point presse, lundi 8 septembre, sur l'état d'avancement de la procédure de fusion des deux universités montpelliéraines.

La fusion sera entérinée au 1er janvier 2015. « Le calendrier est scrupuleusement respecté », ont annoncé de concert les deux présidents.

Le décret de création de l'Université de Montpellier, nom officiel de la nouvelle entité, a finalement été publié le 13 septembre au Journal Officiel. Le nom de l'administrateur provisoire, qui assurera la transition jusqu'au 31 décembre 2014, devrait être révélé ce lundi 15 septembre par Madame Le Recteur Armande Le Pellec-Muller.

D'ici à cette date, devront être organisées les élections qui désigneront le président de la nouvelle université, a priori avant les vacances de Noël. Après quelques réticences, les deux présidents ont fini par révéler que Philippe Augé serait candidat au poste, tout en réaffirmant avec force leur bonne entente et le climat de confiance qui a prévalu dans le processus de fusion.

« Ce ne sera pas la liste d'un établissement contre l'autre, déclare Philippe Augé. Nous avons toujours joué la complémentarité et l'objectif est de fédérer. »

« Philippe Augé est un président reconnu dans le milieu universitaire, ajoute Michel Robert. Mais attention, on ne peut pas se substituer à la démocratie universitaire, et il y a une différence entre être candidat et être élu. »

Au terme de cette fusion, qui suit le même processus que les universités de Bordeaux, d'Aix-Marseille ou encore de Strasbourg, l'Université de Montpellier (41 000 étudiants, 4 500 agents, 400 M€ de budget, un patrimoine immobilier de 500 000 m2 à gérer) pourrait se hisser au 5e rang des universités françaises.

Reste un certain nombre de points à régler : « Nous avons identifié 113 items à résoudre, ce qui est fait pour un large tiers d'entre eux », précise Philippe Augé, ajoutant qu'il y aura bien « deux à trois ans de mains dans le cambouis pour consolider le nouvel établissement et bâtir une stratégie globale et un affichage international ».

Le processus de fusion se poursuit donc sans l'université de Montpellier 3. « Nous respectons la décision de la présidente Fraïsse qui ne souhaite pas rentrer dans ce projet de fusion, affirme Philippe Augé. Elle a dit non à la fusion mais oui à la collaboration... Il faudra ensuite lui donner envie de nous rejoindre. »

« Le rendez-vous à ne pas manquer, c'est le prochain appel d'offres de l'Idex (Initiative d'excellence, pour laquelle l'université de Montpellier avait échoué en 2011  - NDLR), rappelle Michel Robert en guise de conclusion. Ce site doit réussir ! C'est le nouveau défi à relever pour que la place de Montpellier soit reconnue. »

Cécile Chaigneau

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Légende: Philippe Augé et Michel Robert

Crédit photo : UMI/UMII

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