Quel scénario pour les gares nouvelles de la LGV Montpellier-Perpignan ?

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RFF a présenté, jeudi 22 mars 2012, les sept sites envisagés à Béziers, Nissan et Narbonne, pour la construction des futures gares, dans la perspective de la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan en 2020.

Après la validation par le ministère des transports, en novembre 2011, d'une bande d'étude pour le tracé du futur TGV Montpellier-Perpignan, Réseau Ferré de France (RFF) a présenté à la presse régionale, le 22 mars, les spécificités de chacun des 7 sites où la construction d'une gare nouvelle est envisagée.

À Béziers (34), quatre sites potentiels sont à l'étude. La première option consiste à construire sur l'emplacement de la gare actuelle. Le seconde option consiste à faire une gare à l'interconnexion de la ligne TER actuelle et de la future LGV, proche de l'autoroute. Une dernière possibilité consiste à bâtir la gare sur un lieu plus proche de l'échangeur A9/A75, qui ne serait pas relié à la ligne classique. Ces deux derniers sites ne sont distants, sur le terrain, que de 75 m environ.

« C'est, a priori, ce dernier site que notre partenaire (Béziers Méditerranée, NDLR) veut que nous privilégions dans la cadre de nos études, détaille Édouard Parant, chef de mission Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP). Il faut tenir compte de son projet de développement économique, qui vise Cers (34) et Villeneuve-Lès-Béziers (34), et pour lequel il a fait des réserves foncières en vue d'une future Zone d'aménagement différé (ZAD). »

Concernant Nissan-Lez-Ensérune (34), le site initialement envisagé par le premier projet de tracé, datant de 1995, est toujours pris en compte dans les études en cours. Il est parallèle à la ligne nouvelle. Par ailleurs, RFF étudie deux options pour une nouvelle gare : construire une gare d'interconnexion sur le secteur de la gare de Nissan, ce qui nécessiterait de déplacer la gare actuelle de 200 m, ou bien construire une gare sur le secteur de Nissan-Péries, à 3,4 km de distance, à la limite de l'Aude.

« La Communauté de communes La Domitienne et la Ville de Nissan n'ont pas encore fait connaître leur préférence, note Édouard Parant. RFF étudie une solution proche du Canal du Midi, de sorte à valoriser les atouts touristiques du territoire. »

Enfin, pour Narbonne (11), qui est déjà un nœud d'interconnexions à elle seule, l'objectif est de pouvoir faire circuler à la fois des trains dans le sens Montpellier-Toulouse, et dans le sens Perpignan-Toulouse. En plus du site de Narbonne-centre, deux autres solutions sont à l'étude : d'une part, une gare à la croisée des lignes, mais qui serait une gare en viaduc (surélevée de 30 m) ; d'autre part, une gare parallèle à la ligne classique, où les trains ne devant pas passer par Narbonne ne s'arrêteraient pas, grâce à un jeu de raccordements.

RFF livrera ses préconisations dans un dossier qui sera déposé au ministère en juillet 2012, en les faisant valider au préalable par l'ensemble des partenaires et co-financeurs de la LNMP.

La possibilité de construire trois gares, ou seulement deux (à Béziers et Narbonne), ou même une seule (sur l'une de ces deux villes), fait actuellement l'objet d'un vif débat politique.

Par la suite, l'exploitant (la SNCF) devra exprimer son avis sur ces propositions, avant que le gouvernement ne donne son arbitrage final sur l'emplacement des gares nouvelles (et non pas sur le tracé final de la LNMP) vers le mois de novembre 2012.

La mise en route de la LNMP, longue de 150 km, est prévue à l'horizon 2020.

Téléchargez ici les cartes étudiées par RFF pour l'emplacement des gares nouvelles.

Anthony Rey

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Légende: le schéma envisagé pour la gare nouvelle de Narbonne (11).

Crédit photo: RFF

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