René Ricol met en garde les universités

 |   |  340  mots
Présent à Montpellier vendredi dernier (23 octobre), le Commissaire général à l'investissement a présenté les priorités stratégiques du grand emprunt de 35 Md€.


Pour la recherche et l'université, qui absorberont près de la moitié du grand emprunt lancé il y a un an, Ricol s'est félicité de la qualité des projets qui lui ont été présentés lors de ce déplacement, et qui concernent les pôles experts thématiques « Laboratoires et équipements d'excellence », « Fonds national de valorisation », et « Institut hospitalo-universitaire ».
Mais, à propos de l'appel à projet « Initiatives d'excellence », lancé le 27 septembre et doté de 7,7 Md€, René Ricol a sévèrement jugé la présentation de deux projets concurrents issus des trois universités montpelliéraines (par ailleurs toujours en bisbille sur la gouvernance unique de la future Université Montpellier Sud de France).

« Il n'y aura que huit projets retenus en France, prévient-il. Ils devront être produits dans une logique d'écosystème, où tout le monde marche ensemble. Si les trois présidents d'université ne font pas converger leur vision, ils manqueront ce rendez-vous. »

La date limite de dépôt des pré-projets pour les « Initiatives d'excellence » est fixée au 17 décembre 2010. L'échéance concernant les projets finaux est prévue, quant à elle, pour avril 2011.
Annoncé le 22 juin 2009 par le président Nicolas Sarkozy, le grand emprunt, destiné à moderniser l'économie nationale, a donné lieu à la création en janvier 2010 d'un Commissariat général à l'investissement présidé par René Ricol, ex-médiateur du crédit.
35 Md€ ont été débloqués pour alimenter cinq filières stratégiques : enseignement supérieur et formation (11 Md€), recherche (7,9 Md€), filières industrielles et PME (6,5 Md€), développement durable (5,1 Md€) et économie numérique (4,5 Md€).

« Nous allons d'abord valider auprès du Premier ministre les conventions passées avec les opérateurs retenus, tels que l'Agence nationale pour la recherche (ANR), l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), l'Ademe, OSEO ou la Caisse des dépôts, ainsi que les fonds mis à leur disposition, a précisé René Ricol. Une phase d'appel à projets suivra, pour laquelle des comités indépendants seront constitués. »

Anthony Rey

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :