Une économie présentielle prédominante dans l'Hérault

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Dans une étude dévoilée le 13 mars 2012, l'INSEE ausculte une économie de l'Hérault à dominante présentielle (73% des emplois). Un résultat au-dessus de la moyenne nationale, qui s'explique par une forte attractivité démographique.

Selon une étude menée par l'INSEE Languedoc-Roussillon, en partenariat avec le Conseil général de l'Hérault, 73 % des emplois occupés dans le département en 2008 concernent l'économie présentielle.

On appelle économie présentielle l'ensemble des activités mises en œuvre sur le territoire pour la production de biens et de services destinés à satisfaire les besoins des populations présentes, résidentes ou de passage.

En 2008, l'Hérault comptait 379 000 emplois dont 275 000 appartiennent à la sphère présentielle, soit 73 % des emplois.

Cette proportion est bien supérieure à la moyenne des autres départements hors Île-de-France (65 %).

L'expansion de l'économie présentielle dans l'Hérault s'explique à 90 % par l'attractivité résidentielle.

Entre 1982 et 2008, le département a connu une croissance démographique de 45 %, l'emploi présentiel a suivi avec une augmentation de 76 %.

Les métiers de la santé et de services de proximité sont les mieux représentés parmi les 73 % d'emplois présentiels du département.

Ils représentent 40 000 emplois et enregistrent une évolution de 40 % chacun (contre 30 % en province pour la santé et 18% pour les services de proximité).

L'offre de services présentiels est inégalement répartie. Au grand pôle urbain de Montpellier, caractérisé par une offre large et dense, s'opposent les espaces périurbains, hors influence des villes, et les bassins de bord de mer.

Pour ces derniers, le tourisme saisonnier du littoral exerce une influence moins dynamisante sur l'emploi que le tourisme d'affaire ou culturel.

« Le partenariat entre l'INSEE et le Conseil général de l'Hérault traduit la volonté du département d'aller chercher les compétences là où elles se trouvent, explique Frédéric Roig, vice-président du Conseil général de l'Hérault, délégué au développement économique. Cette nouvelle étude questionne sur la faiblesse de l'économie productive locale et sur la vulnérabilité d'un développement économique s'appuyant quasi-exclusivement sur une économie de services et résultant pour l'essentiel des nouveaux arrivants. »

Les emplois de la sphère présentielle sont plutôt peu qualifiés et les salaires y sont en moyenne plus faibles de 8 % que dans la sphère productive.

La moitié des effectifs salariés sont des employés principalement dans la restauration, l'aide à domicile et le ménage. La rémunération horaire nette de ces emplois peu qualifiés est relativement basse (9 €).

Sans changement majeur impactant la sphère publique, à l'horizon 2020 il y aurait 31 400 emplois présentiels de plus qu'en 2008.

Marion Guillou

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Légende : Sophie Audric, Bernard Thailades, Francis Vennat, directeur de l'INSEE Languedoc-Roussillon, Frédéric Roig, président du Conseil général de l'Hérault, délégué au développement économique, à l'économie solidaire et à l'insertion
Crédit : Marion Guillou

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