Universités et grandes écoles : la fusion en question

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Le Club de l'Éco, organisé par Objectif le 26 septembre à Sup de Co Montpellier, posait une question souvent débattue dans les grandes écoles et les universités : « La fusion : pour quoi faire ? ». Retrouvez la vidéo des débats.  

Le Club de l'Éco, organisé par Objectif le 26 septembre à Sup de Co Montpellier, posait une question souvent débattue dans les grandes écoles et les universités : « La fusion : pour quoi faire ? ». Retrouvez la vidéo des débats.

Dans un secteur qui s'est massivement mondialisé, les universités et les grandes écoles françaises ont-elles intérêt à opérer des fusions pour exister sur l'échiquier mondial ?

Le Club de l'Éco d'Objectif Languedoc-Roussillon rassemblait, le 26 septembre dans les locaux de Sup de Co Montpellier, quatre intervenants : Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier 1 (UM1) ; Fabrice Lorente, président de l'Université de Perpignan Via Domitia et de la Fondation UPVD ; Didier Jourdan, directeur de Sup de Co Montpellier Business School ; et Sandrine Delogu-Bonan, avocate chez EY (ex-Ernst & Young) à Marseille, spécialisée dans les aspects juridiques des fusions d'écoles de commerce.

Tous s'entendent pour dire que dans ce nouvel environnement international extrêmement concurrentiel, mieux vaut ne pas rester isolé. À condition que la démarche soit volontariste.

« Pas un seul établissement ne s'en sortira s'il ne pense pas en terme de concurrence, comme une entreprise », affirme Didier Jourdan.

Si l'école Sup de Co Montpellier Business School n'est encore engagée dans aucun processus de rapprochement, son directeur annonce chercher « des alliances en région ».

La fusion de l'UM1 et de l'UM2, quant à elle, devrait être achevée en 2015 et Philippe Augé préconise de développer en parallèle « une stratégie de collaboration ».

Quant à l'université de Perpignan, pas de fusion envisagée, mais plutôt une logique de coopération transfrontalière avec les universités catalanes et un enseignement qui répond aux besoins du territoire.

Quel que soit le choix des établissements, Fabrice Lorente conclut en citant Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des présidents d'université en février 2013 : « "Investir dans l'enseignement supérieur malgré la crise, c'est investir contre la crise"... C'est indispensable si l'on veut être compétitifs ».

Retrouvez les analyses des participants au Club de l'éco dans la vidéo ci-dessous.

Cécile Chaigneau

Légende : Fabrice Lorente, Didier Jourdan, Sandrine Delogu-Bonan, Philippe Augé et Anthony Rey (rédacteur en chef d'Objectif Languedoc-Roussillon).

Crédit photo : Christine Caville

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