Pourquoi l'architecte François Fontès se lance dans le cinéma

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Jean Dujardin, dans le film I feel good, de Gustave Kervern et Benoît Delépine, sorti en salles le 26 septembre 2018 et coproduit par François Fontès.
Jean Dujardin, dans le film I feel good, de Gustave Kervern et Benoît Delépine, sorti en salles le 26 septembre 2018 et coproduit par François Fontès. (Crédits : Advitam Distribution)
L’architecte montpelliérain François Fontès, qui a déjà investi dans la presse professionnelle et la librairie indépendante, a créé une société de production de films pour le cinéma. Première coproduction : "I feel good", le film de Gustave Kervern et Benoît Delépine sorti le 26 septembre, avec Jean Dujardin.

Après le rachat du magazine L'architecture d'aujourd'hui en 2009, et de la librairie indépendante montpelliéraine Sauramps (une institution locale) en juillet 2017, l'architecte montpelliérain François Fontès se lance dans la production de films pour le cinéma.

En septembre 2017, il a créé la société Hugar Prod, filiale de la Holding Hugar qui abrite ses différentes entreprises à Montpellier (dont Ametis, production de logements sociaux), et son nom figure désormais au générique d'un premier film et pas des moindres : « I feel good ». La comédie sociale, signée des inséparables Gustave Kervern et Benoît Delépine, est sortie dans les salles le 26 septembre, avec à l'affiche Jean Dujardin et Yolande Moreau.

François Fontès, architecte montpelliérain

L'architecte montpelliérain François Fontès.

Comment l'architecte montpelliérain en est-il venu à investir dans le 7e art ?

« Jean Dujardin est un ami et c'est d'abord lui qui m'a parlé du film qu'il allait faire, répond François Fontès.  J'ai lu le scénario et je me suis dit "pourquoi pas ?"... Je ne serais peut-être pas allé sur d'autres films de genre, mais là, Kervern et Delépine lui offraient un film à sa mesure. J'étais tenté d'investir dans le cinéma depuis un petit moment, et j'ai pensé que c'était l'occasion. J'ai décidé de créer une vraie société de production pour soutenir ce film, en coproduction avec Marc Dujardin (frère de l'acteur, NDLR). »

« Selon mon désir »

Le sceau très social et satirique du duo Kervern-Delépine, signant un cinéma engagé, a agi « comme un accélérateur », souligne François Fontès.

« J'ai toujours fait des investissements selon mon désir, ajoute-t-il, sans révéler le montant de cet engagement financier. Je préfère des films qui traitent de ces problématiques que des films sans intérêt. Je fonctionne au coup de cœur. Pour "I feel good", j'ai été emballé par le scénario, par le fait qu'on puisse encore écrire des farces sur des sujets comme ça ! Ensuite, j'ai fait confiance. Je n'irais pas faire de la coproduction sur n'importe quoi... C'est un pari sur l'avenir mais c'est un pari qui fait plaisir. »

Coproduction pour Nicolas Bedos

Tout comme il est allé dans les secteurs de la presse puis de la librairie, l'homme dit agir par curiosité et passion en toute chose.

« L'architecture est aussi la démonstration que les transversalités sont importantes. Mon regard d'architecte est nourri de beaucoup de choses, dont des films que j'ai vus. Je ne sais pas rester sur le même sujet, j'aime bien introduire des transversalités, même si je gravite toujours dans des choses de culture. La littérature est une architecture en soi et le cinéma aussi... Il y a des résonances. »

Cette histoire ne sera pas un "one shot"... Le Montpelliérain a d'ores et déjà d'autres projets en cours.

« Je vais coproduire le film de Nicolas Bedos, baptisé pour l'instant "La Belle époque", avec Guillaume Canet et Pierre Arditi, dont le tournage vient de commencer et qui sortira dans les salles en 2019. J'aimerais bien également investir dans les films documentaires, sur des sujets autour de la nature et de la science. »

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