Le MoCo–Montpellier Contemporain ouvrira le 29 juin

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De gauche à droite : S. Truchot (agence PCA-STREAM), N. Bourriaud (MoCo), P. Saurel (Métropole), V. Bruno (MoCo, B. Lavier (artiste).
De gauche à droite : S. Truchot (agence PCA-STREAM), N. Bourriaud (MoCo), P. Saurel (Métropole), V. Bruno (MoCo, B. Lavier (artiste). (Crédits : M3M)
Le centre d’art contemporain de Montpellier inaugurera sa 1e exposition le 29 juin 2019, a annoncé, le 11 février, le maire Philippe Saurel. Le MoCo, situé dans l’Hôtel Montcalm, est le 3e pilier, avec La Panacée et l'École des Beaux-Arts, de l’établissement public créé par la Métropole autour de l’art contemporain, pour un budget global de 6 M€.

La collection inaugurale, présentée au MoCo à partir du 29 juin prochain, mettra à l'honneur la collection de l'entrepreneur japonais Yasuharu Ishikawa, avec 50 oeuvres muséales (sculptures, vidéos, installations et photographies) d'environ 20 artistes internationaux.

"Nous travaillons avec les collections des autres, pour proposer un point de vue sur l'art, détaille Nicolas Bourriaud le directeur du MoCo. Nous voulons alterner entre des collections publiques et privées et montrer des oeuvres inédites. C'est bien sûr une économie, mais aussi un parti pris."

6 M € budgétés pour l'EPCC

Pour monter ses collections, la Métropole de Montpellier indique apporter un budget de fonctionnement annuel de 6 M€ pour les trois établissements réunis au sein de son établissement public de coopération culturelle (Panacée, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts et MoCo), et 4,6 M€ dès la première année de fonctionnement, en 2019.

En amont du projet, le chantier de l'Hôtel Montcalm a déjà bénéficié de 22,5 M€ pour le gros oeuvre et le parc, dont 6 M€ pour le changement de destination du projet (le centre d'art contemporain a remplacé le musée sur la présence française en Algérie, comme voulu par Philippe Saurel en 2014).

"C'est un choix d'investir dans la culture et je crois que Montpellier a intérêt à se focaliser sur l'art contemporain, a précisé le maire de la ville. Le MoCo sera situé à deux pas de la gare Saint-Roch et ses deux millions de voyageurs par an, mais aussi à l'intersection des lignes de tramway. Je crois que c'est un emplacement propice."

Architecture et espaces

Pour mettre en valeur les collections, le cabinet de l'architecte Philippe Chiambaretta revendique une approche "frugale" des travaux d'aménagement. Une surélévation centrale s'insère dans ce bâtiment historique et apporte le volume nécessaire pour transformer cet hôtel particulier en véritable salle d'exposition.

Le parc Roblès, à l'entrée publique du futur MoCo (au 13 rue de la République), a fait également l'objet d'une réhabilitation par l'artiste Bertrand Lavier. Il sera planté d'essences issues de différents pays et présentera une nouvelle sculpture sur la fontaine centrale. À l'entrée de l'Hôtel Montcalm, un bar-restaurant et une boutique (pour laquelle un appel d'offres vient d'être lancé) complètent le dispositif.

Un premier week-end gratuit

Pour accompagner l'inauguration du MoCo en juin prochain, la Ville propose également une ZAT (Zone Artistique Temporaire) d'un type particulier, baptisée "100 artistes dans la ville". L'opération s'appuiera sur un parcours artistique protéiforme, déployé dans tout l'Écusson et le quartier des Beaux Arts, du 8 juin au 28 juillet.

Les 29 et 30 juin prochain, pour son inauguration, l'entrée au MoCo sera gratuite.

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