Le candidat de la droite Dominique Reynié veut "suspendre la fusion" entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

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(Crédits : Rémi Benoit)
Le candidat Les Républicains (ex-UMP) à la présidence de la future grande région, Dominique Reynié, a annoncé aujourd'hui à Toulouse qu'il "demande la suspension de la fusion des régions" jusqu'aux élections de décembre prochain. Il fustige en effet le déroulement de la fusion, pointant notamment "les discussions entre socialistes auxquelles les autres candidats ne sont pas associés". Il désignera néanmoins 13 "référents départementaux" lors d'une réunion à Narbonne dans quelques jours.

"Je demande la suspension de la fusion entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon jusqu'aux prochaines élections, et le retour aux affaires courantes." Dominique Reynié (candidat de la droite aux régionales de 2015, investi par l'UMP en avril dernier) a organisé une conférence de presse ce vendredi matin à Toulouse, pour faire cette annonce. Son argument : "la démocratie".

"Je ne trouve pas légitime qu'un État en fin de mandat s'arroge le droit, avant la consultations des électeurs, de déterminer la configuration future du pouvoir régional. Cela n'est pas recevable. Les conseils régionaux doivent travailler à la gestion des affaires courantes. Ils n'ont pas, avant l'été et en catastrophe, à formaliser une région qui n'est à fonder qu'après l'expression de la souveraineté populaire. Nous devons dire aux citoyens comment nous souhaitons travailler et les laisser choisir, et non pas les mettre devant le fait accompli quand plus rien ne pourra bouger."

Pour le candidat néanmoins, cette suspension ne concernerait pas le travail des préfets préfigurateurs, seulement les conseils régionaux. "Que les services de l'État continuent leur travail de proposition, cela ne pose aucun problème." Interrogé sur l'énorme chantier déjà mis en place par les services des conseils régionaux, le candidat balaye le problème d'un revers de main :

"L'état d'avancement du chantier est tellement pitoyable qu'il ne sera pas difficile de le suspendre. On sait déjà que le travail d'harmonisation des services ne sera pas prêt à temps."

 "Mettre les candidats à égalité"

Autre argument avancé par Dominique Reynié : le PS ne joue pas fair-play.

Le politologue-candidat n'a pas été invité à Carcassonne quand François Hollande s'y est rendu le 19 mai, et il le fait savoir :

"Il y a des discussions entre Alary, Delga et Hollande, des discussions entre le gouvernement et les candidats socialistes, sans que jamais aucun autre candidat ne soit invité à débattre. La majorité sortante prépare la fusion dans des réunions privées, c'est inacceptable. Pourrait-on mettre tous les candidats à égalité ? Cette campagne est un match de tennis où l'un des joueurs a les yeux bandés."

Calendrier et programme

Dominique Reynié demande la suspension du processus de la fusion, mais accélère quand même le rythme de sa campagne. Hier, à Toulouse, le candidat a tenu une première réunion "avec des experts, des élus et la société civile" sur l'élaboration de son programme. Son principal cheval de bataille : mettre l'accent sur les ressources financières de la future région et se déplacer en personne à l'étranger pour convaincre les investisseurs de venir sur le territoire. Il a également assisté au meeting de François Fillon. Ce matin, il a tenu une conférence de presse, la première depuis sa désignation à Sète le 25 avril, et prévoit l'ouverture d'un bureau à Toulouse ("pas un local de campagne mais un bureau pour réfléchir", précise-t-il).

Prochaine étape le 13 juin prochain lors d'une réunion à Narbonne : Dominique Reynié y annoncera ses 13 référents départementaux. "Ils ne seront pas forcément candidats eux-mêmes, ce sont des personnes qui connaissent le territoire et qui proposeront des listes départementales", affirme-t-il. Un calendrier plus précis de la campagne sera également annoncé le 13 juin.

Embarras à Toulouse

À Toulouse, la section locale de Les Républicains (ex-UMP) semble quant à elle embarrassée par la conférence de presse donnée ce matin par le candidat (qui confirme avoir sa carte du nouveau parti). "Nous savions qu'il y aurait une conférence de presse mais nous ne savions pas quand. Dominique Reynié autogère sa campagne", affirme une source. "Il aurait pu nous inviter, mais il a six mois pour s'améliorer", souffle un autre cadre du parti.

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Commentaires
a écrit le 27/08/2015 à 16:23 :
Vos idées sont intéressantes c est pourquoi je partage on ne peut faire une campagne sans débats en imposant ses lois sans tenir compte des spécificités et candidats qui se présentent beaucoup de personnes suivent ces débats et votent en fonction de leurs idées un programme impose avant le scrutin n est pas objectivement acceptable bonne chance pour la suite dans le temps on faisait du porte à porte c est impressionnant ce que l on y trouve et partage la pauvreté et la misère cachée de la France derrière ses portes aussi
à l heure actuelle c est important d aller voter pour le rassemblement des idées parce que l on ne peut pas accepter l inacceptable une France ravagée par le socialisme aussi impertinent dans ses fonctions à chaque fois c est pareille combien d années va t il falloir encore plus se priver pour redresser notre pays?
a écrit le 08/06/2015 à 17:56 :
enfin quelqu'un pour faire entendre la voix des gardois ou des perpignanais qui se font écraser dans cette histoire de fusion! Personne ne nous demande notre avis et on sait tous pourquoi, parce qu'il y aurait une majorité écrasante de personnes contre cette funeste fusion!
a écrit le 05/06/2015 à 19:35 :
Félicitons ce nouveau défenseur de notre région. Un candidat qui sait s'élever aux dessus des querelles de territoires et de chapelle. Pour preuve dernièrement de passage à Montpellier, il a eu le courage de soutenir d'une manière ostentatoire le PSG pendant le match qui l'opposait au MHSC. Même s'il a bien entendu le droit d'avoir des affinités et de suivre un club de foot; il est des bases en politique, et une des principale et le rapport justement à la "base" et à "l'électorat". Alors venir se présenter comme candidat à Montpellier, se rendre à la Mosson et soutenir une équipe adverse à celle de la capitale régionale, çà c'est de la capacité à démontrer un ancrage local et de grandes qualités de communication. Ses dernières bisbilles sur les modalités de composition de liste des républicains de la région LR continuent d'illustrer d'une manière plus moins anecdotique ses nombreuses qualités.
Réponse de le 06/06/2015 à 5:59 :
Bien vu !
a écrit le 05/06/2015 à 16:44 :
pour une fois que la droit a un candidat "capable" et bien formé pour prendre les choses en mains, espérons que les barons ne lui mettront pas des bâtons dans les roues en le laissant mettre une vraie équipe en place
quant à la gauche de ces deux régions, qui fait ses réunions sans permettre d'ouvrir les débats avec lui, ça prouve tout simplement qu'elle voit l'avenir incertain pour elle
Réponse de le 06/06/2015 à 12:48 :
Dominique reynié , c'est l'homme des " ya qu'à ; il faut qu'on " , l'exercice du pouvoir c'est autre chose que cela !!!
Réponse de le 08/06/2015 à 14:42 :
Ah bon ? les politiques sont expert en " ya qu'à ; il faut qu'on ", il font juste grossir la dette de leur collectivités en dépensant inutilement de l'argents dans des infrastructures qui peuvent étre concurente avec d'autres collectivités

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