Élections régionales 2015 : 1er acte de naissance de la grande région

 |   |  429  mots
L'hémicycle du Conseil régional, à Toulouse
L'hémicycle du Conseil régional, à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit)
Le 1er tour des élections régionales, dimanche 6 décembre, sera aussi le 1er temps fort dans la constitution finale de la région unissant le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Une nouvelle entité de six millions d'habitants, où tout restera à construire, au-delà des propositions portées par les 11 candidats...

Les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées vivent leurs dernières heures en solo... Un redécoupage administratif qui a suscité résistances et oppositions. Les cartes seront rebattues, générant des déséquilibres, tout à la fois sur la géographie des collectivités territoriales, sur leurs missions, leurs moyens et leurs compétences. Le tout dans un contexte de finances publiques exsangues et un climat national délétère.

C'est sur cette base, fragile et parfois contrainte, qu'il faudra construire de nouvelles entités régionales. Le mois de décembre sera celui de la composition des premières assemblées régionales dans leur nouvelle forme. Treize départements en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, soit 158 conseillers régionaux élus au soir du 13 décembre.

Avant cela, le 1er tour, dimanche 6 décembre, concrétisera une campagne électorale étrange, menée sur un faux rythme, perturbée par les attentats de Paris perpétrés le 13 novembre. Selon les derniers sondages disponibles, les têtes de listes PS et FN seraient au coude à coude.

Un enjeu fort : l'abstention

Par ailleurs, les derniers scrutins et sondages évoquent une défiance accrue des Français vis à vis du pouvoir politique et il est à craindre que la mobilisation des électeurs soit faible. En 2010, l'abstention était de 50,27 % au 1er tour et 47,43 % au 2nd tour en Languedoc-Roussillon, et de 48,25 % au 1er tour et 45,65 % au 2nd tour en Midi-Pyrénées.

L'entre-deux tours promet de belles passes d'armes autour des ralliements et autres transferts de voix. Sans compter le 3e tour dans les coulisses de la nouvelle assemblée.

Au 1er janvier 2016, la nouvelle collectivité verra le jour, avec ses six millions d'habitants sur un périmètre de 72 700 km2. Le premier enjeu sera de mettre en ordre de marche cette administration régionale recomposée.

Une tâche ardue, qui imposera de l'innovation en ingénierie institutionnelle. Avant juillet 2016, le Conseil régional devra adopter un avis sur le nom et le chef-lieu définitifs de la région. Lesquels seront fixés par un décret en Conseil d'État avant le 1er octobre 2016.

Retrouvez le descriptif des programmes défendus par les candidats au cours des débats et entretiens organisés par Objectif Languedoc-Roussillon, ces dernières semaines, sur les liens suivants : Dominique Reynié (LR-UDI), Carole Delga (PS-PRG), Philippe Saurel (Citoyens du Midi), Gérard Onesta (EELV-FG), et Louis Aliot (FN).

Retrouvez également notre analyse des dernières semaines de campagne et des programmes portés par les candidats dans le nouveau numéro d'Objectif Languedoc-Roussillon.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :