Municipales à Perpignan : les candidats se bousculent

 |   |  749  mots
(Crédits : Ville de Perpignan)
Alors que Jean-Marc Pujol (LR) laisse planer le doute sur une éventuelle candidature à sa propre succession à la mairie de Perpignan, qu'il pilote depuis 2009, pas moins de sept candidats se sont officiellement déclarés en lice pour les élections municipales de mars 2020. Tour d’horizon d'une campagne déjà bien entamée dans la Cité catalane.

Alternative 2020, liste citoyenne - Cette assemblée citoyenne, créé le 14 septembre 2019, a obtenu le soutien officiel de La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Baptisée « L'Alternative ! Perpignan écologique et solidaire », ce mouvement se définit ainsi : « L'Alternative se place résolument dans l'urgence climatique et portera un programme ambitieux de transition écologique et énergétique. Elle déclinera dans son programme le Pacte pour la Transition porté par un regroupement de 50 associations au niveau national ». En octobre dernier dans une lettre ouverte, le mouvement avait appelé EELV à se rallier à elle. L'Alternative 2020 est actuellement en train de chercher des candidats pour constituer sa liste et choisir les deux chefs de file. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 15 décembre.

Olivier Amiel, candidat sans étiquette - Ancien adjoint de Jean-Marc Pujol chargé du logement, de la rénovation urbaine et de la politique de la ville, Olivier Amiel, membre de Les Républicains (LR) et actuellement trésorier départemental du parti de droite, n'a pas obtenu l'investiture LR (au profit du maire sortant). Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre sa campagne « avec détermination ». Il a présenté sa liste ainsi que son programme. Ses trois priorités affichées dès le début de sa campagne : « La pacification (sécurité et tranquillité), la probité (transparence et intégrité) et le progrès (bien-vivre et emploi) ».

Louis Aliot, candidat sans étiquette - Malgré son appartenance politique au Rassemblement National (RN), Louis Aliot, député RN de la 2ème circonscription des Pyrénées-Orientales, se présente sans étiquette. Après deux échecs sous les couleurs du Front National aux élections municipales de Perpignan en 2008 et 2014, Louis Aliot adopte une nouvelle stratégie de campagne en se détachant de son parti politique et en s'inspirant de la victoire de son fidèle soutien Robert Ménard, élu à Béziers en 2014 avec l'appui du Front National. Perpignan (plus de 120 000 habitants) est la plus grande ville visée par le Rassemblement National de Marine Le Pen.

Alexandre Bolo, candidat divers droite - Ancien attaché parlementaire de Louis Aliot et élu d'opposition RN au conseil municipal de Perpignan, Alexandre Bolo se présente à la tête d'une liste citoyenne. Il est également entrepreneur dans le secteur de la restauration. Parmi ses propositions : une semaine de gratuité des transports en commun pour tous les habitants dans l'objectif de « faire découvrir le réseau des bus de ville à celles et ceux qui ne l'utilisent jamais pour leurs trajets quotidiens ».

Romain Grau, candidat de La République En Marche (LaREM) - Actuellement député de la 1e circonscription des Pyrénées-Orientales, Romain Grau a obtenu l'investiture de LaREM en juin 2019. Fils d'agriculteur catalan, avocat, ancien chef d'entreprise et homme politique, il est soutenu par des patrons ou encore par des décideurs issus de la société civile. Il peut également compter sur les partis politiques qui ont rallié sa candidature : « le Modem, le Parti Radical, l'UDI, l'Alliance Centriste, Agir, Oui au Pays Catalan », énumère le candidat. Romain Grau vient de présenter les 15 mesures prioritaires qu'il engagera lors des 100 premiers jours de son mandat dans des domaines comme les transports, la sécurité, l'environnement, l'emploi, l'économie...

Agnès Langevine, candidate Europe Écologie Les Verts (EELV) - Actuellement vice-présidente de la Région Occitanie en charge de la Transition écologique et énergétique, de la Biodiversité, de l'Économie circulaire et des Déchets, Agnès Langevine a été investie par Europe Écologie Les Verts (EELV). Celle qui a officiellement annoncé sa candidature le 23 octobre dernier, est soutenue par la présidente socialiste de la Région Occitanie Carole Delga, par le Parti socialiste, et par une partie de La France Insoumise locale, notamment Philippe Assens, candidat France Insoumise aux législatives. Sa liste, baptisée « Écologie Perpignan », « rassemble une force humaniste et écologiste », avait-elle indiqué en octobre dernier.

Clotilde Ripoull, candidate sans étiquette - Candidate malheureuse aux élections municipales de Perpignan en 2008 (Modem), puis en 2014 (sans étiquette), Clotilde Ripoull propose la liste « Perpignan Équilibre » qui rassemble des personnes issues de la société civile. Cette ancienne professeure dans l'enseignement supérieure devenue femme politique, soutenue par le parti catalaniste Unitat Catalana, compte proposer un programme qui prend en compte les attentes des Perpignanais, grâce à une consultation participative menée entre janvier et avril 2019 auprès de plus de 2000 habitants. Parmi ses priorités : l'éducation, la santé ou encore la redynamisation du cœur de ville.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :