Municipales à Montpellier : Clothilde Ollier maintient sa candidature

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(Crédits : Anthony REY)
Un jour après avoir été privée de son investiture EELV, Clothilde Ollier a annoncé, le 20 janvier, qu'elle maintient sa candidature aux municipales de Montpellier. Elle oppose la légitimité du rassemblement déjà réalisé autour d'elle aux motifs de la direction du parti écologiste.

Clothilde Ollier persiste et signe : même déchue de son investiture EELV et du droit d'utiliser le logo du parti écologiste, elle maintient sa candidature aux élections municipales de Montpellier, qui se dérouleront les 15 et 22 mars. Lors d'un point presse où de nombreux sympathisants se sont aussi rendus, le 20 janvier, elle s'est attaquée à la décision du bureaux exécutif d'EELV prise la veille - "des tripatouillages d'un autre âge" - en lui opposant la légitimité qu'elle tire de sa désignation comme candidate, après avoir remporté la primaire citoyenne organisée le 12 octobre 2019.

"Avec 1 200 inscrits et surtout 750 votants, la primaire initiée par mon parti a été un grand succès, inhabituel pour l'écologie montpelliéraine. Depuis, tout montre que les habitants ont compris l'ampleur de la vague verte qui est en train de déferler en France. Nous avons dix ans devant nous pour inverser la courbe du réchauffement climatique. Après, il sera trop tard. C'est pour cela que nous rencontrons un accueil si chaleureux lors du porte-à-porte, où un citoyen sur trois nous laisse ses coordonnées pour s'engager à nos côtés", affirme-t-elle.

"Contre les décisions venues d'en haut"

D'une voix empreinte d'émotion, et non dénuée de colère, Clothilde Ollier a également opposé la décision de son parti au rassemblement politique qu'elle a déjà réalisé autour d'elle. Lors de cette conférence, elle était notamment entourée par Muriel Ressiguier (députée La France Insoumise), des membres du collectif Confluence (composé, entre autres, de plusieurs LFI dissidents), Virginie Rozière (coprésidente des Radicaux de Gauche), des représentants de Génération.s, ou encore par Christian Dupraz (conseiller régional EELV et membre du comité agroforesterie de la Fondation de France) et d'autres adhérents d'EELV au plan local.

"La décision d'hier est complètement folle. J'ai du mal à comprendre ses motifs obscurs. Que me reproche-t-on ? La volonté de rassembler ? Mais le rassemblement est le même partout, à Perpignan, Sète, Grenoble ou Bordeaux. Et je vous dis, les yeux dans les yeux, qu'aucun contact n'a été établi avec mes partenaires sans la présence de militants EELV. Regardez ceux et celles qui m'entourent ce soir : ai-je l'air isolée ? On me conteste le logo mais mon cœur reste à EELV. Je ne cèderai pas.Ils ont peur de ce rassemblement, peur de cette volonté de faire passer l'intérêt collectif avant les intérêts particuliers. Ils savent que si je suis élue le 22 mars, rien ne sera jamais comme avant. Je continuerai d'avancer mes propositions pour faire de Montpellier une grande métropole écologiste, humaniste et d'avant-garde telle qu'elle l'a toujours été, contre les injustices et les décisions venues d'en haut."

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Commentaires
a écrit le 21/01/2020 à 10:02 :
La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf! Et toujours ce mot "humanisme"que l'on met à toutes les sauces. Les Montpelliérains ont besoin d'humanité et d'empathie. Ils n'ont rien à faire d'un humanisme galvaudé dont la connotation est étrangement associée à la philosophie des Lumières. Il n'existe qu'une seule parole qui apporte la sérénité et la transcendance. Et ce ne sera surement pas celle des candidats à l'élection!

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