A Nîmes, Jean-Paul Fournier confortablement réélu pour un 4e mandat

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Jean-Paul Fournier attaque un 4e mandat à la tête de Nîmes.
Jean-Paul Fournier attaque un 4e mandat à la tête de Nîmes.
A Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR) sort renforcé de ce scrutin, dont les grands perdants sont le centriste Yvan Lachaud, soutenu par LREM, et le Rassemblement National qui a perdu des voix entre les deux tours.

A Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR) rempile pour un 4e mandat. Il est le premier maire de la Rome française dans cette situation.

Lors de ce 2nd tour, où moins d'un électeur sur trois s'est déplacé vers les urnes (32,06 %, ce qui est légèrement moins qu'au 1er tour), le maire sortant, en ballotage favorable à l'issue du premier tour, a rassemblé 41,96 % des électeurs.

Il y a 6 ans, il avait totalisé 46,80 % des suffrages. Cependant, le contexte était différent. A l'époque, deux listes de gauche, aux côtés du Rassemblement National (RN), lui faisait face. Ce dimanche, en plus du RN et du PCF, Jean-Paul Fournier avait face à lui son ancien allié centriste Yvan Lachaud, soutenu par LREM, qui ne rassemble que 18,62 % des suffrages exprimés. Une douche froide.

C'est donc renforcé que Jean-Paul Fournier se réveille ce 29 juin, d'autant que son premier opposant n'est plus le RN, qui s'est effondré à 13,10 % contre 24,42 % il y a 6 ans, mais le parti communiste de Vincent Bouget (26,47 %). Avec 42 élus sur 59 au conseil municipal pour la liste Fournier, les lignes sont claires.

"Les Nîmois ont choisi me confier, à nouveau, pour la 4e fois consécutive, la grande responsabilité de gérer la capitale du Gard, déclare-t-il en conférence de presse dès 20h15 le 28 juin. J'en ressens une grande fierté mais en mesure la charge très lourde, au lendemain d'une crise sanitaire inédite et face à une crise sociale sans précédent."

Qui pour siéger dans l'opposition ?

Parmi les projets lancés par son équipe, Jean-Paul Fournier prévoit notamment la création d'un immense espace vert courant depuis la gare centrale vers le parc économique Georges-Besse, et d'un palais des congrès situé à deux pas des arènes et du Musée de la Romanité.

Yvan Lachaud, jusqu'ici président de l'agglomération Nîmes Métropole siègera-t-il pendant six ans dans l'opposition ? Dimanche soir, il laissait, la question en suspens. Son allié surprise de l'entre-deux-tours, Daniel Richard, devrait probablement céder sa place car jouer les seconds couteaux, il l'avait dit, ne l'intéresse pas. Ainsi l'actionnaire de référence de Souleiado et ancien patron des 3 Suisses, qui avait d'abord embarqué avec lui EELV et le PS avant de les lâcher en rase campagne pour rejoindre LREM, repart de Nîmes aussi vite qu'il y est venu, ses mystères avec lui...

Pour le "troisième tour", c'est à dire l'élection à la présidence de Nîmes Métropole, Franck Proust est le candidat choisi par Jean-Paul Fournier, ce dernier n'étant pas intéressé la gestion de cette collectivité. A ce jour, un seul autre candidat s'est déclaré pour cette élection. Il s'agit d'Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles (2e commune de l'agglomération) et membre de la même famille politique. Quelque 105 sièges composent l'assemblée, dont 40 reviennent à l'équipe Fournier.

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