« Les questions de sécurité sont essentielles, je veux apaiser » (Michaël Delafosse, maire de Montpellier)

 |  | 625 mots
Lecture 3 min.
Emmanuel Macron, en visite à l'Hôtel de police de Montpellier, aux côtés de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, le 19 avril 2021.
Emmanuel Macron, en visite à l'Hôtel de police de Montpellier, aux côtés de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, le 19 avril 2021. (Crédits : Guillaume HORCAJUELO / POOL / EPA/MAXPPP)
Grosse journée pour le maire et président de la Métropole de Montpellier ce 19 avril, qui accueillait Emmanuel Macron sur le thème de la sécurité. Michaël Delafosse se réjouit des renforts de policiers mais aussi d’avoir pu profiter de la visite présidentielle pour avancer sur divers dossiers.

Ce 19 avril, le Président de la République Emmanuel Macron était en déplacement à Montpellier sur la thématique de la sécurité. A l'issue de cette journée, Michaël Delafosse, le maire et président de la Métropole de Montpellier, a insisté : « Je suis républicain, et c'est un honneur que le Président de la République ait passé du temps dans la ville, rencontre les habitants durement éprouvés, échange avec les acteurs associatifs... C'est important que Montpellier entretienne de bonnes relations avec l'État et avec le chef de l'état ».

Selon l'élu, la visite présidentielle a permis d'avancer sur plusieurs dossiers, à commencer par celui de la sécurité, un sujet pris à bras le corps par l'édile socialiste montpelliérain dès le début de son mandat en 2020.

« Le chef de l'État a confirmé les effectifs de police que nous avions demandé dès les 1e mois de mon élection lors d'une démarche commune avec les parlementaires auprès du ministre de l'Intérieur, se réjouit-il. Nous en avons 50 supplémentaires, dont 20 dès la rentrée de septembre... Je suis opiniâtre et les questions de sécurité sont essentielles. La résignation n'appartient au registre de mes sentiments. Je veux apaiser. »

Toujours sur les sujets de sécurité, l'édile confirme une « 2e bonne nouvelle pour le territoire » : « Montpellier va avoir, non pas "une école de guerre" comme l'a écrit Le Figaro, mais une Académie de police pour assurer la formation continue des policiers. Elle sera réalisée par l'État, le plus tôt sera le mieux ».

Une extension de l'ANRU

L'élu se félicite d'avoir également pu progresser sur le dossier de l'ANRU (rénovation urbaine).

« J'ai indiqué à Emmanuel Macron comment nous allions piloter ce dossier, avec notamment la destruction de la tour d'Assas en juin 2024 dernier délai, la création d'un commissariat mixte police nationale et municipale, de la mixité scolaire, etc. Je lui ai demandé que le périmètre de l'ANRU soit étendu de manière à prendre en compte le centre commercial privé Saint-Paul, pour en faire de grandes halles de la Méditerranée. Le Président a accepté que tout ce quartier soit aussi éligible aux crédits ANRU. Nous allons lancer des études sur la copropriété de Saint-Paul et négocier un avenant conséquent à l'ANRU d'ici à juillet 2021. »

Michaël Delafosse, qui a déjeuné avec Emmanuel Macron, en a profité pour évoquer d'autres dossiers montpelliérains : « Sur la question du musée de la France et de l'Algérie, il m'a dit que nous nous reverrions. Nous avons aussi évoqué le prochain Sommet Afrique-France les 8 et 9 juillet. Et nous avons parlé par exemple du soutien scolaire public, laïque et gratuit que nous avons mis en place, ou de notre stratégie autour des mobilités ».

Des dispositifs de médiation

« Sur la prévention de la délinquance, je souhaite que nous entamions un gros travail, précise Michaël Delafosse, qui n'oublie pas la dimension sociale au coeur de la thématique sécurité. Nous avons déjà instauré le rappel à l'ordre pour dire quelle est la règle, identifier les gens en fragilité et faire un travail d'accompagnement Notre police municipale travaille davantage avec les écoles. Et nous allons multiplier par cinq les TIG (travaux d'intérêt général, au nombre de 4 ou 5 en 2020, de 25 à 30 en 2021, NDLR), et nous allons travailler sur des dispositifs de médiation. »

Parmi ces dispositifs à venir : la transaction municipale pour réclamer réparation d'un préjudice subi ou des heures de travail au service de la municipalité, ou un service de médiation sociale.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/04/2021 à 18:10 :
Ce chef est formidable , il lui suffit de traverser la rue pour régler illico les problèmes d'insécurité d'une grande ville . il parait même qu'il soigne les écrouelles .

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :