LGV : le médiateur se prononce en faveur du prolongement jusqu'à Toulouse

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Le rapport préconise six trajets aller-retour chaque jour sur la ligne Paris-Bordeaux-Toulouse dès 2017
Le rapport préconise six trajets aller-retour chaque jour sur la ligne Paris-Bordeaux-Toulouse dès 2017 (Crédits : RFF / Christophe Recoura)
À deux ans de l'entrée en service de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux, l'ancien ministre Jean Auroux était à Toulouse ce vendredi 19 juin pour présenter les grandes lignes de son rapport sur le projet. Le médiateur préconise six trajets aller-retour par jour sur la ligne Paris-Bordeaux-Toulouse et défend le prolongement de la LGV jusqu'à Toulouse. Ses conclusions seront officiellement présentées début juillet au gouvernement, qui les examinera.

Si le calendrier est respecté, la ligne à grande vitesse Paris-Tours-Bordeaux entrera officiellement en service le 2 juillet 2017. L'arrivée de la LGV à Bordeaux permettra à la métropole aquitaine d'être à 2 heures de la capitale. Grâce à cette ligne, Toulouse sera de son côté à 4h12 de Paris, soit une heure de moins environ qu'aujourd'hui. Ce projet baptisé SEA (Sud Europe Atlantique) est évalué à 8 milliards d'euros. Mais, à deux ans de la mise en service, il manque encore 300 millions d'euros pour boucler le budget du programme et les modalités d'application restent encore floues. Combien d'allers-retours seront disponibles ? Le TGV s'arrêtera-t-il à chaque fois à Montauban ? Toutes ces questions n'ont pas encore été tranchées.

L'ancien ministre du Travail Jean Auroux était à Toulouse ce vendredi 19 juin pour présenter les grandes lignes de son rapport sur le projet. Cette mission de médiation a vocation à démêler les tensions entre les collectivités locales, la SNCF et Lisea, le concessionnaire privé qui va construire la ligne. Les conclusions du rapport Auroux seront officiellement présentées début juillet au gouvernement, qui les examinera.

6 allers-retours par jour Toulouse-Bordeaux-Paris

Dans les grandes lignes du rapport présentées ce vendredi, le médiateur préconise 6 trajets aller-retour par jour sur la ligne Paris-Bordeaux-Toulouse.

"Sur les six allers-retours, tous les trajets feront Toulouse-Bordeaux-Paris, cinq d'entre eux s'arrêteront également à Agen et quatre allers-retours passeront par Montauban", précise Jean Auroux.

Jean Auroux précisait le 11 juin dernier à Bordeaux qu'il avait dû prendre en compte les aspects hors norme de cette infrastructure "qui, contrairement aux autres lignes, n'a pu être financée par l'État qu'à hauteur de 40 % contre 78 % pour le TGV Est par manque de moyens".

Face aux difficultés financières de l'État, une cinquantaine de communes a été sollicitée pour boucler le budget du projet. "Quand il a fallu trouver des fonds, les pouvoirs publics ont promis à des communes un certain nombre de trajets journaliers qui ne peuvent être respectés aujourd'hui", déplore Jean Auroux.

La LGV jusqu'à Toulouse en 2024 ?

Le médiateur s'est également prononcé en faveur du GPSO, le prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse. Ce projet permettrait à Toulouse d'être à 3h15 de Paris en train (contre plus de cinq heures actuellement). Mais l'avenir de cette ligne, dont la mise en service est prévue à l'horizon 2024, est toujours en suspens. Le 30 mars dernier, la commission d'enquête publique a émis un avis défavorable sur le projet. Dans ce rapport, les commissaires estiment que la construction de la LGV présente "une rentabilité socio-économique faiblement positive" et que les retombées économiques "favoriseront essentiellement les deux grandes métropoles" Bordeaux et Toulouse. L'État a promis de trancher sur le dossier avant l'été.

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Commentaires
a écrit le 26/06/2015 à 5:59 :
On marche sur la tête dans ce pays ! Faut-il rappeler que Toulouse dépend très fortement de l'implantation d'airbus et de son aéroport ?
Relier Toulouse à Paris en tgv en 3:15 que ce soit via Bordeaux ou Montpellier serait néfaste pour le trafic passager de l'aéroport.

Sans compter que relier Toulouse en faisant un crochet par Bordeaux ou par Montpellier n'est pas le plus court chemin pour relier Paris...

Les élus de la "République" dépensent l"argent des contribuables sans compter et nous font plonger dans des dettes abyssales. En attendant les banques s'enrichissent sur le dos des Français...
a écrit le 22/06/2015 à 14:21 :
La ligne LGV dite GPSO Bordeaux Toulouse présenterait une faible rentabilité socio-économique (rencontrant par ailleurs de fortes oppositions). Soit. Qu'en serait-il d'une ligne Toulouse-Montpellier à 250 km/h en moyenne soit une heure de trajet qui mettrait la ville rose à environ 4h15 de Paris ? Et faciliterait les échanges entre ces deux capitales régionales, dont la réforme territoriale va intensifier les relations ? Sans oublier une éventuelle prolongation vers Barcelone...
Réponse de le 22/06/2015 à 18:40 :
oui LGV Toulouse Montpellier car une partie du trajet sera sur perpignan montpellier avec des financements européens. Deux projet à coordonner SVP pour le bénéfice de la région futur.
a écrit le 22/06/2015 à 13:23 :
6 AR, juste pour justifier la nécessité de construire une LGV ??? Ce monsieur a-t-il lu le résultat de l'enquête publique et les différents rapports émis depuis des années ?? A-t-il pris connaissance de la facture prévue (et qui gonfle toujours quand les travaux sont réalisés) ??? Ben j'espère que l'Etat sera plus intelligent que lui !!!

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