Un projet de commune nouvelle en gestation dans l'Hérault

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Vue aérienne de Saint-Christol, qui envisage de fusionner avec 3 autres communes de l'Hérault
Vue aérienne de Saint-Christol, qui envisage de fusionner avec 3 autres communes de l'Hérault (Crédits : Ville de Saint-Christol)
Le préfet de l'Hérault a indiqué, lors de ses voeux à la presse tenus le 15 janvier, que quatre villes de l'Hérault pourraient fusionner d'ici 2019 et adopter le statut de commune nouvelle. La Préfecture, par ailleurs, se dote d'une feuille de route officielle sur 2018, déclinée en quatre axes dont le logement social et le développement économique.

Sans objet à ce jour dans le département de l'Hérault, le dispositif de commune nouvelle, prévu par la loi de 2015 et visant à fusionner plusieurs communes antérieures en les dotant notamment d'un même pacte financier, pourrait trouver à s'appliquer localement dans les prochains mois. Lors de ses voeux, présentés à la presse le 15 janvier, le préfet de l'Hérault Pierre Pouëssel a indiqué que quatre villes héraultaises, avec le soutien de l'État et de l'Association des maires de France du département, planchent sur une éventuelle fusion qui doit intervenir, au terme de cette loi, avant le 1er janvier 2019.

Les quatre communes concernées sont Saint-Christol (1 376 habitants), Saint-Séries (951), Saturargues (935) et Vérargues (741). L'avantage de ce rapprochement est donc, avant tout, financier : la nouvelle commune bénéficiera d'un maintien de la DGD (dotation générale de décentralisation) pendant trois ans, avec une bonification de 5 % ; elle pourrait profiter de certaines économies de moyens, évaluées entre 8 et 10 % selon les dernières études ; elle pourrait plus facilement lancer les chantiers d'équipements communs (tels qu'un projet pour l'accueil collectif des enfants, déjà à l'étude entre les quatre communes).

Une feuille de route formalisée sur 2018

En outre, Pierre Pouëssel a annoncé que la Préfecture de l'Hérault se dote officiellement d'une feuille de route sur 2018, élaborée en collège commun entre les différents chefs de service, et déclinée en quatre priorités : la sécurité, le développement économique, la cohésion sociale et l'aménagement du territoire.

Sur le volet économique, Pierre Pouëssel a rappelé l'objectif fixé par le gouvernement d'Édouard Philippe (plus de contrats aidés dans les secteurs marchands, et moins de contrats aidés dans les secteurs non marchands). Une inflexion sera donnée aux secteurs de la e-santé, au diapason du projet "Montpellier, capital santé" accordé à la Métropole dans le cadre du Pacte État-Métropole (dotation : 8,2 M€ fléchés sur des investissements significatifs) et, de l'agronomie, en s'appuyant sur des pôles académiques tels qu'Agropolis ou des fers de lance locaux tels que SMAG et ITK.

"Évalué à 14 % en 2016, le taux de chômage est retombé à 13,5 % au troisième trimestre 2017 : c'est une décrue, mais non significative, note Pierre Pouëssel. Cela est du au caractère bien spécifique de l'Hérault : d'un côté, c'est un des deux départements les plus dynamiques, avec la Haute Garonne, comme en témoigne la création de 7 000 emplois sur un an, mesurée au 3e trimestre 2017. De l'autre, il est victime d'une pression démographique forte, avec 15 000 nouveaux habitants par an."

En terme de cohésion sociale, la loi SRU continuera à s'appliquer pour le logement social, avec un objectif de 25 % de logements sociaux dans les 42 communes de l'Hérault d'ici 2025. Selon le dernier bilan triennal effectué en 2017, avec un objectif de 8 560 logements sociaux sur 2014-2016, il s'avère que 10 927 logements ont été réalisés "soit 25 % de plus que l'objectif", se réjouit le préfet.

13 communes étaient carencées selon le bilan triennal précédent. Ce chiffre tombe à 11 communes selon le bilan ouvert sur la période 2017-2019.

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