Vigne : les capteurs d'Inozy sélectionnés par les Investissements d'avenir

Par Marie Corbel  |   |  328  mots
Inozy crée des produits techniques innovants en oenologie, ici pour le transfert automatique de liquides (Crédits : Inozy)
La PME languedocienne Inozy a été sélectionnée, le 15 décembre, dans le cadre du programme d’investissement d’avenir centré sur la compétitivité des filières agricoles. Elle bénéficiera d’une enveloppe de 200 000 € pour son projet Cap’Inov.

Le 15 décembre, FranceAgriMer a annoncé l'attribution d'une enveloppe de 200 000 € à la société montpelliéraine Inozy pour son projet Cap'Inov qui vise au pilotage des états hydrique et minéral de la vigne par des capteurs fixes à bas coûts basés sur la technologie de d'impédance électrique.

Deux années de R&D

Cette subvention s'inscrit dans une des déclinaisons du Programme d'Investissement d'Avenir (PIA) centré sur la reconquête de la compétitivité des filières agricoles et agroalimentaires. Baptisée P3A (projets agricoles et agroalimentaires d'avenir), cette action concerne toutes les filières et est dotée d'un budget de 45 M€. Son objectif : accélérer la mise au point d'innovations et développer une nouvelle offre de technologies et de produits alimentaires français.

« Nous avons développé des capteurs qui mesurent en temps réel l'état hydrique et minérale d'une plante, résume le fondateur et dirigeant d'Inozy. C'est une véritable innovation qui n'a pas son équivalent à ce jour. Le procédé est testé depuis deux ans sur la vigne. À terme, il pourra être étendu à d'autres espèces végétales. »

Déploiement sur le terrain en 2016

La subvention de 200 000 € représente près de la moitié du budget du projet Cap'Inov (422 000 €). Elle participera à la mise au point d'un prototype pour les essais sur le terrain.

« L'été prochain, un certain nombre de parcelles du vignoble français seront équipées de nos capteurs, annonce Olivier Zébic. La rupture technologique est faite. Aujourd'hui, l'objectif est d'optimiser le procédé pour avoir un produit industrialisable à un faible coût, c'est-a-dire quelques dizaines d'euros l'unité ».

À la différence de nombreux outils actuels destinés à mesure l'alimentation hydrique et minérale de la vigne, le procédé utilise des capteurs qui se placent directement sur la plante. L'irrigation des parcelles n'est pas un préalable. Résultat : « Tout le vignoble peut être intéressé », se réjouit l'inventeur.