Jacques Domergue plébiscité pour garder la tête de l’ICM

Par Marie Corbel  |   |  425  mots
(Crédits : ICM)
Un vote des médecins de l’Institut régional du cancer de Montpellier a départagé, le 11 janvier, les deux candidats au poste de directeur général de l’établissement en accordant 50 voix à J. Domergue contre 36 voix pour M. Ychou.

Les quelques 115 médecins de l'Institut régional du cancer de Montpellier (ICM) ont été invités à s'exprimer quant au choix de leur futur directeur général le lundi 11 janvier. Objectif : départager les deux prétendants à ce post, Jacques Domergue et Marc Ychou. Le premier est l'actuel DG en fin de mandat. Le second est pour la deuxième fois candidat au poste. Tous les deux sont des praticiens œuvrant à l'ICM depuis de nombreuses années.

Domergue devant

Avec 50 voix en sa faveur, Jacques Domergue sort vainqueur de ce scrutin. Le chirurgien et ex-député (UMP) de l'Hérault devance son adversaire de 14 voix. Deux bulletins nuls ont été comptabilisés. Au total, 88 médecins ont participé au vote. Ils appartiennent à la Conférence Médicale d'Établissement (CME), l'organe représentant le corps médical de l'ICM.

« Il s'agit d'un vote interne à l'établissement sans poids dans la procédure légale et administrative de désignation du futur DG, indique l'ICM. Le corps médical a souhaité s'exprimer sur ce sujet et surtout connaître les programmes des candidats ».

Quid des rumeurs évoquées par Midi Libre (édition du 11/01/2016) sur un Jacques Domergue « peu soutenu par ses pairs électeurs » ?

« C'est une information erronée et infondée. L'établissement est toujours à l'équilibre et Jacques Domergue termine un mandat au cours duquel il a conduit des projets majeurs. Il n'y a aucune raison pour qu'il ne soit pas renouvelé dans ses fonctions et logiquement le corps médical a donc voté en sa faveur », explique un représentant de l'ICM.

La suite, en suspens

L'heure est désormais au lancement du processus institutionnel de nomination du DG de l'ICM. Celui-ci procède par étape avec un premier avis émis par le conseil d'administration de l'ICM suivi d'un second avis émis par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (UNICANCER). En bout de chaîne, c'est au ministre de la Santé que revient le pouvoir de nommer le directeur de l'institut.

Une seule contrainte empêche le conseil d'administration de se réunir : le CA n'a plus de président.

« De par les statuts, le président du CA est le préfet de région. L'ancien préfet avait nommé le préfet du Gard à cette fonction. Avec les mouvements actuels, nous n'avons plus de représentant de l'État à ce titre. Nous attendons sa nomination qui devrait avoir lieu d'ici à la fin de la semaine », précise Florence Courtès, la responsable communication de l'ICM.