Déchets liquides : Nereus investit 1 M€ sur son outil de production

 |   |  430  mots
Un des extracteurs d'eau construits par Nereus
Un des extracteurs d'eau construits par Nereus (Crédits : Nereus)
Spécialiste du tri des déchets liquides, Nereus annonce qu'il investit 1 M€ sur une nouvelle unité de production, dans le cadre de la transformation de ses locaux situés au Pouget (34). L'entreprise renforce également ses équipes, avec le seuil des 50 salariés en vue dans l'année à venir.

Nereus, située au Pouget (34), a développé une technologie brevetée de tri des déchets liquides : à partir d'effluents non valorisés jusqu'ici, tels que des eaux usées ou des boues de méthanisation, elle permet d'extraire une eau de qualité potable ou d'autres matières réutilisables comme engrais ou pour la production de biogaz. L'entreprise a industrialisé ce procédé en fabricant des machines (extracteurs) destinées aux collectivités en proie au manque d'eau, aux établissements touristiques désireux de réduire leur consommation, etc.

Jusqu'à 80 machines produites par an

Après l'acquisition, en fin d'année passée, des locaux qu'elle occupe depuis sa création en 2013, Nereus annonce à La Tribune qu'elle déploie une part de cet investissement (1 M€) sur ses capacités de production. La partie atelier sera agrandie de 800 à 1200 m2 selon le permis de construire espéré pour le printemps, tandis que le bureau d'études sera aussi revu à la hausse.

"Nous voulons avoir plus de fluidité dans la production de nos machines, en renforçant notre capacité à les construire et à les manoeuvrer sur place. La mobilisation de l'équipe actuelle nous permettra de produire jusqu'à 40 machines par an, et la mise en place d'une deuxième équipe en deux huit permettrait d'atteindre les 80 machines par an", détaille Emmanuel Trouvé, CEO de Nereus.

L'investissement portera aussi sur le caractère durable de ces nouvelles installations, avec notamment un système permettant à la PME de recycler son eau, et de se chauffer en économisant l'énergie. "Nous devrions être largement positifs dans une démarche totale d'autoconsommation", rajoute Emmanuel Trouvé.

Le seuil de 50 salariés d'ici un an

Pour soutenir ces cadences, Nereus poursuit également un plan de recrutements volontariste, "dans un secteur où beaucoup de PME se cantonnent à un effectif d'une dizaine de personnes". Après 20 collaborateurs recrutés en deux ans, Nereus a programmé une vingtaine d'embauches supplémentaires pour atteindre le seuil des 50 salariés d'ici la fin de 1er trimestre 2020. L'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 3 M€ en 2018.

Sur le volet R&D, Nereus prévoit de décliner sa technologie vers d'autres applications. Sans oublier d'intégrer ces améliorations à son propre produit.

"Nous avons plusieurs demandes dans le secteur des biotechnologies et de la chimie verte, car notre dispositif permet de produire des éléments biosourcés plus facilement qu'avec d'autres procédés. S'agissant de nos machines, nous souhaitons y injecter de l'IA pour les rendre plus intelligentes, et employer plus de matériaux biosourcés pour nos composants hors inox."

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :