MIRO+, le pure player qui veut booster l’enseignement de l’UPVD

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Fabrice Lorente président de l'UPVD et Éric Fourcada pour le lancement du pure player MIRO+
Fabrice Lorente président de l'UPVD et Éric Fourcada pour le lancement du pure player MIRO+ (Crédits : Jim Lefeuvre)
Lancé le 18 mai dans le prolongement du programme MIRO porté par l’Université de Perpignan, MIRO+, nouveau média digital à vocation culturelle et transfrontalière, se veut une interface de formation innovante entre universitaires, professionnels du tourisme et usagers.

Et de deux ! Après le Master online en tourisme culturel MIRO (Master Interdiscipliaire par Regroupement des Organismes) initié en septembre 2015, le deuxième étage de la fusée MIRO porté par l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) a été franchi, mercredi 18 mai, avec le lancement du pure-player MIRO+.

« Pour la première fois sur un territoire donné, un consortium réunissant les Universités de Perpignan (UPVD), des Baléares (UiB), d'Andorre (UdA) et l'observatoire océanographique de Banyuls (UPMC - Paris VI), s'est regroupé autour d'un projet d'enseignement transfrontalier avec ce master de valorisation touristique du patrimoine entièrement dispensé sur internet. Il lui manquait une déclinaison web et plus "grand public" », retrace Fabrice Lorente, le président de l'UPVD et porteur du Programme MIRO.

Ce dernier a été crédité de 5,5 M€ sur cinq ans (2012-2019) par l'Agence Nationale de Recherche dans le cadre des Initiatives d'excellence en formations innovantes (IDEFI).

De Toulouse à Barcelone

MIRO+ en est l'interface innovante, à la fois nouveau média digital d'information culturelle sur le territoire de l'Euro-Région Pyrénées-Méditerranée et « laboratoire d'enseignement en média training pour nos étudiants du Master qui vont être accompagnés par des professionnels des médias dans l'apprentissage des contraintes de l'écriture web. »

Mis en ligne mercredi, ce nouveau canal de diffusion sur l'axe stratégique Toulouse-Barcelone, traduit en quatre langues (espagnol, catalan, français, anglais), dispose déjà d'un contenu enrichi de 70 articles : Joan Miró comme vous ne l'avez jamais vu (et lu) à la fondation Miró à Barcelone ; Majorque et l'opéra de Sidney mis en perspective avec le portrait de l'architecte danois Jørn Utzon ; le festival de l'image documentaire Imagesingulières à Sète sous l'angle inattendu d'une affiche 2016 très « fuck'n roll », etc.

Les articles, agrégés à raison de 14 posts par semaine relayés sur Facebook et Twitter, sont rédigés par un comité de deux journalistes professionnels. Les angles, originaux et décalés, le traitement conforme aux techniques journalistiques et aux contraintes rédactionnelles imposées par l'écriture web. L'actualité culturelle de Barcelone, Andorre, Perpignan, Toulouse ou Montpellier traitée sur un pied d'égalité afin de répondre aux nouvelles mobilités du tourisme culturel.

Un laboratoire en média training

« MIRO+ invente un territoire d'exception pour l'étude du tourisme culturel », explique Éric Forcada, directeur du programme MIRO qui va peu à peu intégrer les publications des étudiants du Master sur la plateforme.

Car pour cet ancien journaliste (France 3, TV Breizh, La Semaine du Roussillon), « s'il y a un savoir-faire à l'université, il manquait un faire-savoir : trop d'institutionnels du tourisme prennent en stage des étudiants et se trouvent confrontés à des problèmes de communication ».

MIRO+ veut répondre à cet enjeu de valorisation du territoire par une communication ciblée : « La première étape a été de réinventer un modèle journalistique pour pouvoir le répercuter auprès des étudiants : nous avons ainsi réfléchi à une écriture décloisonnée avec ce laboratoire d'accès libre qui va à présent préparer les étudiants à une écriture neuve, anglée ».

Dans les prochains mois, une grande partie de la production des contenus du site MIRO+ sera réalisée par les journalistes en coworking avec les étudiants du Master.

« Des sessions de Media Training et de travaux collaboratifs leur permettront d'acquérir un véritable savoir-faire sur le plan de la communication, précise Éric Fourcada. Ils intégreront  également les techniques de valorisation éditoriale utilisées par les professionnels et pourront analyser en temps réel la portée et l'impact obtenus par leurs publications. »

Sur un pas de temps plus long, le programme MIRO pourrait s'étendre à d'autres champs d'application thématiques : sciences, économie, etc. C'est en tout cas la volonté de Fabrice Lorente : « On aura tous les outils, les savoir-faire en main, ne restera qu'à décliner ce magnifique démonstrateur qui révolutionne la manière de penser l'enseignement et de valoriser les besoins ».

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