"Pyrénées Méditerranée", le nouveau club d'entreprises commun à Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

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Les entrepreneurs de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon étaient réunis le 17 septembre à Balma
Les entrepreneurs de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon étaient réunis le 17 septembre à Balma (Crédits : Rémi Benoit)
Les présidents des deux chambres de commerce et d'industrie toulousaine et montpelliéraine ont annoncé, le17 septembre, la création de Pyrénées Méditerranée, un club d'entreprises commun pour encourager la coopération entre les entrepreneurs de la future région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. Ce lancement est intervenu à l'occasion du 5e Forum économique de Toulouse organisé par la CCI de Toulouse et qui a réuni plus de 800 personnes dans les locaux de la Cité de l'entreprise à Balma.

"Il n'est pas question pour Toulouse et Montpellier de se faire concurrence. Il faut au contraire faciliter la coopération entre les deux poumons de la future grande région", estime le président de la CCI de Montpellier. André Deljarry a fait le déplacement ce jeudi 17 septembre au 5e Forum économique de Toulouse organisé par la CCI de Toulouse pour lancer une initiative commune.

Alors que Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon officialiseront leur union au 1er janvier 2016, les deux chambres lancent un club d'entreprises commun baptisé Pyrénées Méditerranée et destiné aux acteurs économiques des deux métropoles.

"À Toulouse et même à Montpellier, nous n'avons pas rencontré d'entrepreneurs qui s'opposent à cette réforme. La fusion des régions, à l'image de la fusion de deux entreprises, va nous donner une réelle force de frappe. La future région comptera 60 000 emplois dans le numérique, 220 000 étudiants...", a expliqué en introduction des débats le président de la CCI de Toulouse Alain Di Crescenzo.

Un sondage OpinionWay pour La Tribune, Europe 1 et CCI France dévoilé ce jeudi confirme cet optimisme. Selon cette étude, 69 % des chefs d'entreprises considèrent que la loi NOTRe est favorable à leur territoire et ils sont 65 % à considérer que cette réforme aura des effets positifs sur leur entreprise.

Quel impact aura la fusion sur l'économie régionale ?

L'impact économique de cette grande région était l'un des thèmes phares de cette journée de débats qui a réuni plus de 800 personnes à la Cité de l'entreprise à Balma. Dans le public, des entrepreneurs, des dirigeants mais aussi des figures politiques avec notamment la présence du président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc, du candidat LR aux régionales Dominique Reynié ou encore de la tête de liste PS Carole Delga.

Pour le préfet de Midi-Pyrénées Pascal Mailhos, "l'économie de la grande région se fera autour de trois pistes : l'agriculture, la santé et le numérique".

"Dans le secteur de la santé, les compétences des deux régions au niveau des biotechs ou de l'oncologie doivent engendrer une meilleure coopération au lieu de la tendance actuelle où les deux métropoles s'opposent pour remporter des appels à projets."

"Ce ne sont pas les métropoles mais les filières économiques qui peuvent stimuler le développement économique. Certains territoires à 30 kilomètres de Toulouse sont en état de déshérence, il faut développer ces territoires", a complété le président de la Région Midi-Pyrénées Martin Malvy.

L'économiste Robin Rivaton (membre de Fondapol, la fondation de Dominique Reynié) a de son côté relevé un "paradoxe régional" : "La région Midi-Pyrénées consacre 3,7 % de son PIB à la recherche et développement, soit l'un des meilleurs taux au niveau européen. Néanmoins, elle est moins créatrice d'emplois productifs dans des filières industrielles. Ces emplois représentent 12 % du volume total contre 14 % au niveau national. La raison de ce paraxode est qu'il n'y a pas encore assez de créations d'entreprises dans la région."

Pour conclure, le président de Stelia Aerospace Cédric Gautier a souligné que "le nom de la future grande région est loin d'être un point anecdotique", observant qu'il manque encore à la future grande région une identité, une marque commune.

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