French Tech : le tandem Montpellier-Nîmes en lice pour une spécialisation fintech

La French Tech Montpellier, alliée à l'écosystème nîmois, a déposé, le 12 avril à Paris, un dossier pour obtenir une spécialisation fintechs dans le cadre d'un appel à candidatures national. Cette initiative, ouverte aux territoires labellisés French Tech ou non, devrait aboutir en juin.

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La blockchain, dérivée de la technologie bitcoin, pourrait être un des sujets du pôle fintech Montpellier-Nîmes
La blockchain, dérivée de la technologie bitcoin, pourrait être un des sujets du pôle fintech Montpellier-Nîmes (Crédits : Creative Common)

Après l'annonce, en janvier 2016, par Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, d'une initiative visant à créer des réseaux thématiques French Tech, un appel à candidatures national a été ouvert et a vu les entreprises de la French Tech Montpellier, associées à leurs homologues de French Tech Culture Provence (Nîmes, Avignon et Arles), déposer un dossier, le 12 avril à Paris, pour décrocher une spécialisation dans les fintechs sur leur territoire commun.

Une démarche commune

Le dossier de candidature a été rédigé par la consultante Géraldine Mauduit, parrainée par l'association nationale Finance Innovation et créatrice de Fintech Booster à Montpellier. Il a été défendu par Laurent Biasetti, directeur délégué et coordinateur French Tech à Montpellier Méditerranée Métropole (M3M), face à un comité incluant notamment Jean-Romain Micol, responsable des Métropoles French Tech au sein du ministère de l'Économie.

Dans le cadre de cet appel à candidatures, M3M, labellisée French Tech en 2014, candidate sur un total de huit thématiques, parmi lesquelles Smart City, sport, culture, santé et donc fintech. La procédure est ouverte aux Métropoles et territoires non labellisés French Tech tels que Nîmes.

"Toulouse est trop éloignée de Montpellier pour qu'on puisse assurer en commun les animations qui vont de pair avec la création d'un pôle fintech, explique Géraldine Mauduit. Il paraît donc plus stratégique de créer un pôle en local avec Nîmes, d'autant plus qu'une société nîmoise porte un projet de plate-forme de crowd equity et de prêts, qui sera bientôt opérationnelle et qui couvrira le territoire allant de Nîmes à Alès (30)."

Trente-trois fintechs recensées

Le dossier constitué par les écosystèmes montpelliérains et nîmois recense sept établissements de l'enseignement supérieur et 33 fintechs actives ou incubées sur ce territoire, ayant réalisé une IPO et sept levées de fonds en un an (pour sept autres levées en cours). À noter que cette candidature est la seule constituée à temps dans le Grand Sud : elle aura face à elle Paris, Brest, Lille et la Lorraine.

En cas d'attribution (il n'y a pas de limitation au nombre de spécialisations fintech possibles), annoncée au mois de juin, Géraldine Mauduit est pressentie comme "référente" fintech pour organiser le comité de pilotage ad hoc qui sera mis en place. Celui-ci devrait inclure des personnalités expertes dans les métiers suivants : banque, trading, crowdfunding et assurance.

Retrouvez note dossier sur l'écosystème fintech à Montpellier et Toulouse dans le dernier numéro d'Objectif Languedoc-Roussillon, disponible en kiosque et en ligne.

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Commentaire 1
à écrit le 12/04/2016 à 21:41
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Enfin des coopérations entre Montpellier et Nîmes! Fin de la guerre des clochers ? Si c'est le cas : Champagne!

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