Montpellier et Nîmes : trois « éco-quartiers » en bonne voie

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Le 9 septembre, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a décerné aux maires de Montpellier et Nîmes la distinction de « quartiers engagés dans la labellisation ÉcoQuartier », pour les Grisettes, Parc Marianne et Hoche-Université.  

Les quartiers des Grisettes et de Parc Marianne à Montpellier, de Hoche-Université à Nîmes viennent de franchir une nouvelle étape dans la démarche de labellisation nationale « ÉcoQuartier » : le 9 septembre, Cécile Duflot, ministre de l'Égalité des territoires et du Logement, a décerné à 32 maires dont Hélène Mandroux, maire de Montpellier, et Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, la distinction de « quartiers engagés ».

Il s'agit là de la deuxième étape à franchir pour toute ville prétendant obtenir ce label national dont la vocation est d'encourager, d'accompagner et de valoriser les projets d'aménagement et d'urbanisme durable.

« En France, le secteur du bâtiment est le plus énergivore, devant l'agriculture, l'industrie ou encore les transports. Il consomme 43 % de l'énergie primaire totale et génère 23 % de nos émissions de gaz à effet de serre, déclare Cécile Duflot, lors de la cérémonie. La ville durable est donc le lieu de la transition écologique car les ÉcoQuartiers sont porteurs d'une économie sobre, verte, innovante et inclusive. »

Cette deuxième étape vers la labellisation récompense les quartiers au stade pré-opérationnel, la troisième et ultime étape étant conditionnée à l'avancement du projet dans sa réalisation et au respect des engagements initiaux en matière de développement urbain durable.

Le quartier des Grisettes, 20 ha environ au sud-ouest de Montpellier, prévoit la construction de quelque 1 500 logements, dont des logements étudiants et un projet d'habitat participatif (24 logements), mais aussi de commerces, d'un pôle médical avec EHPAD, d'une crèche. C'est aussi là que viendra s'installer, en théorie en 2015, la clinique Saint-Roch.

La ZAC Parc Marianne, d'une superficie de 30 ha, se situe de part et d'autre d'un vaste parc paysager de 7 ha, et comptera à terme 2 000 logements (dont 30 % de logements sociaux et 35 % de logements en accession aidée). Elle accueillera deux groupes scolaires, un projet de collège, une église et la Cité du corps humain. Une chaudière bois tri-génération fournira chaleur, froid et électricité pour le quartier.

« Cette nouvelle distinction, pour ces deux quartiers en cours d'élaboration, vient reconnaître l'exemplarité de ces opérations et notre capacité d'innovation en matière d'urbanisme durable », commente Hélène Mandroux.

À Nîmes, le quartier Hoche-Université fournit une réponse en matière de développement urbain durable avec un projet de requalification urbaine qui permet de reconstruire la ville sur elle-même, sans consommer d'espaces naturels ou agricoles, tout en répondant aux risques d'inondation avec la création de grands espaces hydraulique aménagés en espaces verts.

Les 32 opérations lauréates de la mention « Engagé dans la labellisation » prévoient 60 882 logements supplémentaires.

Par ailleurs, 13 opérations abouties ont été labellisées « ÉcoQuartier », représentent 18 313 logements, dont plus de la moitié sont des logements sociaux.

Cécile Chaigneau


Légende : le quartier Hoche-Sernam, à Nîmes.
Crédit photo : Nîmes Métropole

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