Université de Nîmes : les risques technologiques et sanitaires à la loupe

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L'Europe et Nîmes Métropole cofinancent notamment un plateau technique dédié à l'analyse des risques sanitaires. Trois conventions ont été signées le 10 janvier.  

Cultivant ses spécificités, l'Université de Nîmes (UNîmes, 3 750 étudiants) élargit peu à peu son champ d'action. Investie depuis de nombreuses années dans le secteur des biotechnologies et dans le domaine des risques technologiques et environnementaux, elle va désormais bénéficier d'un accompagnement financier de la part de l'Europe et de la Communauté d'agglomération Nîmes Métropole pour l'achat d'un plateau technique dédié à l'analyse chimique, biologique, et géologique et aussi le financement de thèses. Montant total de l'enveloppe : près de 700 000 €.

D'un point de vue pratique, le plateau technique, qui sera livré dans le courant de l'année, est destiné à l'analyse de composés organiques et minéraux, à la réalisation d'études sur « des mécanismes de transport et transfert de micropolluants dans l'environnement (interface eau/sol/plante) » ou encore au « développement de molécules biologiquement actives biodégradables ».

Deux entreprises nîmoises, Protéus et Phytocontrol (Grand-Prix 2012 Objectif Décideur du Gard) utiliseront cette plate-forme dans une démarche de coopération public-privé.

« Le développement de l'unité de recherche universitaire à Nîmes, c'est la possibilité de profiter de la proximité de ses laboratoires pour optimiser la synergie des savoirs acquis et en devenir, souligne Mickaël Bresson, président Phytocontrol (analyse des traitements phytosanitaires). Les techniciens et ingénieurs qui seront formés à Unîmes auront échangé avec les chercheurs des labos privés, travaillé avec eux, et seront au plus près des exigences du terrain et de ses mouvances. »

« La prochaine étape est d'obtenir du ministère la création d'une école doctorale car à ce jour, les doctorants que nous payons et hébergeons ne sont pas estampillés Université de Nîmes, défend Emmanuel Roux, président de l'UNîmes. Nous avons espoir d'obtenir une réponse d'ici la fin du printemps. »

Thomas Tedesco

Légende : Une salle de spectrométrie au Labo GIS
Crédit photo : Université de Nîmes

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