Le Lab’Objectif 2017 consacre Octipas

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Les invités et partenaires du Lab'Objectif 2017, qui a attiré 400 participants à l'Espace Dièze de Montpellier
Les invités et partenaires du Lab'Objectif 2017, qui a attiré 400 participants à l'Espace Dièze de Montpellier (Crédits : Eric Durand)
Objectif a organisé, le 2 mars à Montpellier, la 2e édition du Lab’Objectif, un événement dédié aux start-ups et à l’innovation, en présence de 400 participants. Précédant le concours de pitchs qui a sacré une pépite régionale, une série de dialogues entre acteurs nationaux et régionaux a dessiné les grandes tendances de l’innovation dans différents secteurs.

Objectif organisait, le 2 mars, la 2e édition du Lab'Objectif, mettant en avant l'écosystème des start-ups régionales. Quelque 400 invités avaient répondu présents à l'Espace Dièze, à Montpellier, où la soirée a démarré avec l'intervention de Natacha Quester-Séméon, journaliste, coach numérique, et CEO de l'agence digitale YouARhere.

Capter la valeur de son contenu

Consacré à la stratégie digitale à mettre en place pour développer son influence sur le web, son propos abordait un concept en vogue, celui de l'entrepreneur influenceur.

« Pour une entreprise, le fait de développer son influence sur le web et de devenir son propre média est un moyen de gagner de l'argent, résume Natacha Quester-Séméon. En créant un lien direct avec les clients, les prospects, les investisseurs et les journalistes, l'entreprise se fait gratuitement sa publicité et obtient directement des retours sur ses produits. »

Laurent Damiron, ancien journaliste et aujourd'hui co-dirigeant de Plussh (Montpellier, 34), constate également « la volonté des entreprises d'avoir la mainmise sur leur contenu ». Mais il ajoute que l'adoption d'une telle démarche n'est pas une fin en soi pour une entreprise : elle doit s'accompagner d'une réelle réflexion stratégique.

« L'entreprise qui crée son propre contenu doit absolument en garder la valeur, résume Laurent Damiron. Il ne faut plus donner ce contenu en première main à des Facebook ou autres. L'idée est de ramener l'audience sur vos sites en utilisant votre contenu comme un lien. »

Le client, un pilier stratégique

La proximité générée par le média numérique entre l'entreprise et ses clients est précisément un facteur-clef du succès d'une entreprise, selon Benoît Bouffart. Ce dernier, directeur produits et innovation de Voyages-sncf.com, est intervenu en binôme avec Sabine Breton, CEO de Sud Corner, lors d'un exercice baptisé Duos de Choc dans lequel se confrontaient une vision nationale et une vision locale de l'innovation.

« Se faire connaître par les réseaux sociaux en tissant un lien dans la durée est l'une de recettes du développement, notamment dans notre secteur du commerce, explique Benoît Bouffart. La seconde recette est de placer le client au centre de la demande, comprendre son utilisation du site. Celui-ci est finalement construit autant par l'utilisateur que par l'entreprise elle-même. »

Un usager qui nourrit l'innovation

L'intérêt porté au client ou aux usagers finaux apparaît également comme un autre critère de réussite dans d'autres secteurs. Pour l'industrie pharmaceutique, c'est une condition sine qua non à l'adoption des innovations par le marché, comme l'affirme Stéphane Licchini, directeur du business développement et des alliances à Medincell (Jacou, 34), à Philippe Bouissou, consultant en industrie pharmaceutique.

« Pour mener à bien notre démarche d'innovation, nous sommes toujours à l'écoute des médecins, des patients et des organismes de remboursement, explique Stéphane Licchini. Si nous avions décidé de développer des produits uniquement en interne, nous n'aurions pas aujourd'hui  des produits en phase d'essais cliniques. »

Poussée à l'extrême, cette logique aboutit au concept développé par Gaël Langevin dans son projet InMoov et présenté lors d'un Duo avec le professeur Philippe Fraisse, directeur du Groupement de recherche en robotique au CNRS.

« J'ai créé le premier robot à taille humaine entièrement fabriqué grâce à une imprimante 3D, explique Gaël Langevin. Mais ce n'est que le début de cette innovation car Blender, le logiciel permettant de dessiner et d'imprimer les éléments d'InMoov, est en open source. Ce robot humanoïde peut donc être reproduit, transformé, amélioré par tous. »

Les conditions de l'innovation

« Être utile » et « créatrice de valeurs », telles sont les deux principales conditions que doit respecter une innovation pour s'assurer du soutien du secteur bancaire, résume Pierre Chauvois, le directeur général de la Banque Populaire du Sud.

« Pour une entreprise, innover n'est pas un choix, ni un atout, ni un risque, énumère-t-il. C'est une nécessité qui conditionne sa pérennité. Dans son analyse, le secteur bancaire est très attentif à la capacité qu'ont les entreprises à innover dans le temps. »

Dans le cas de la Banque Populaire du Sud, cet intérêt pour l'innovation se traduit par l'ouverture « dans un mois » d'une agence montpelliéraine dédiée aux start-ups et entreprises innovantes.

Six start-ups en compétition

Ce sont justement six start-ups régionales qui ont, durant la soirée, mesuré la popularité de leurs innovations auprès du public du Lab'Objectif lors d'un concours de pitchs. C'est Nicolas Passalacqua,  le fondateur de Octipas (Pérols, 34) qui est sorti gagnant de cet exercice, après le vote de l'assistance, comptabilisé sur une appli.

Octipas propose aux enseignes du retail des solutions de digitalisation de leurs points de vente en fournissant des « tablettes vendeurs » dont la finalité est de booster les ventes, d'augmenter le chiffre d'affaires et de fidéliser les clients. Octipas compte parmi ses clients des enseignes telles que Celio, The Kooples, ou encore Eram.

Les cinq autres start-ups en compétition étaient Extracthive (traitements de déchets à fort impact environnemental),  Flipr (objet connecté pour l'entretien des piscines), Snapkin (solution de mise en plan 3D), CILcare (R&D dans le domaine de l'audition) et Pâtisseries du Monde (kits de préparation de pâtisseries exotiques).

La soirée, animée par François-Xavier Delacoux (radio RTS), était aussi l'occasion d'annoncer la ­sortie du Startupper, un guide de 136 pages sur l'écosystème des start-ups en région, édité par Objectif. Le hors-série comprend un annuaire de 150 start-ups classées par secteur d'activité, les différentes étapes de création d'une start-up, les secteurs d'activités les plus prometteurs ainsi que les points clés d'un business model bien défini.

Retrouvez le diaporama complet de la soirée sur www.labobjectif.com

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