Un whisky languedocien designé "Meilleur blend européen 2015"

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Cédric Leprette (à gauche), entouré des associés de Black Mountain : Pierre Lepetit, Laure Maurin et Jacques Rossi
Cédric Leprette (à gauche), entouré des associés de Black Mountain : Pierre Lepetit, Laure Maurin et Jacques Rossi (Crédits : DR)
Fabriqué à base d’eau de source de Fraysse-sur-Agout, le whisky Black Moutain N°1 de Cédric Leprette vient d’être primé « meilleur blend européen 2015 » au Word Whiskies Award. Une aubaine pour l’entrepreneur qui, avec trois associés, veut ouvrir une distillerie dans l'Hérault d'ici 2017.

Il ne s'attendait pas à un tel succès pour ce whisky, le Black Mountain N°1, primé le 19 mars dernier « Meilleur blend européen 2015 » lors des Word Whiskies Award de Londres réunissant les plus grandes marques de whiskies du monde.

« C'est une reconnaissance aussi inattendue que bienvenue pour notre toute jeune marque créée en 2010 avec le lancement d'un premier whisky BM N°2 en 2012, se réjouit Cédric Leprette, président fondateur de la société Black Mountain, en référence à la montagne Le Somail où prend place le projet, sur le massif géologique de la montagne noire. On a voulu faire à Fraysse-sur-Agoût des blends, des whiskies d'assemblage qui plaisent. Notre terrain de jeu, c'est le grand quart sud-ouest pour des whiskies pas trop typés et clivants avec des profils organoleptiques fruités, légers à l'image de la cuisine du sud ».

Bientôt un single Malt 100% régional

Avec ses trois associés, cet entrepreneur veut ouvrir en 2017 une distillerie à Fraysse-sur-Agout dans l'Hérault (pour un montant de 4,5 M€) et produire dès 2020 un single malt Black Mountain, distillé sur place à base d'eau de source et de céréales de la région. Alors que le projet industriel est en cours de montage, depuis 2012, l'entreprise produit deux whiskies d'assemblage, le Black Mountain N°2 (à 40 € la bouteille) et le N°1 (60 €).

« Les whiskies sont importés d'Écosse brut de fûts, à 63°. On rabaisse l'alcool par adjonction d'eau de source provenant du bassin hydraulique de Fraysse-sur-Agout. »

L'affinage est réalisé dans d'anciens fûts d'armagnac du sud ouest, « les saveurs régionales se transférant de manière subtile dans le whisky », selon l'entrepreneur qui planche déjà sur un projet de vieillissement en fûts de chêne avec un viticulteur de la région.

Bientôt un déploiement national

Alors que 14 600 bouteilles de BM N°1 et BM N°2 ont été vendus en 2014, représentant un chiffre d'affaires de 300 000 €, cette reconnaissance va permettre le déploiement de la marque sur le territoire national.

« Actuellement nous réalisons l'essentiel de nos ventes dans le réseau des cavistes et épiceries fines de Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées », confie Cédric Leprette, qui vient d'embaucher un commercial.

Parallèlement, le projet industriel d'une distillerie de 1000 m2 avec entrepôt de vieillissement, s'il a pris un peu de retard, avance, pour une ouverture en 2017 à Fraysse-sur-Agout.

« Nous avons déposé fin mars auprès des services de l'État le dossier préparatoire à l'expertise hydrogéologique », précise Cédric Leprette.

En attendant l'agrément au printemps, les quatre mousquetaires de Black Mountain continuent de batailler pour changer l'eau des plateaux du haut Languedoc en whisky : pour financer le développement de leur entreprise, ils réalisent actuellement une seconde levée de fonds (250 000 €) pour une clôture fin juin 2015, après une première levée réalisée au printemps 2012 (pour le même montant).

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Commentaires
a écrit le 03/04/2015 à 9:33 :
J'ai suivi avec intérêt les derniers awards de Whisky Magazine et je dois avouer que je ne suis pas peu fière que les excellents whiskies produits sur le sol français soient de plus en plus reconnus. Bravo Black Mountain !

Anne-Sophie
www.thewhiskylady.net

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