Terra Hominis adapte le crowdfunding aux vignes

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Ludovinc Aventin, fondateur de la société Terra Hominis.
Ludovinc Aventin, fondateur de la société Terra Hominis. (Crédits : DR)
Avec quatre domaines financés à 100 % en Languedoc-Roussillon à son actif, cette société spécialisée dans l’achat de vignobles par financement participatif lance deux nouveaux projets en 2015.

C'est parce qu'il se confrontait au refus des banques dans son projet d'acquisition d'un domaine viticole en appellation Faugères (le Mas Angel à Cabrerolles), que Ludovic Aventin a créé en 2011 la société Terra Hominis, spécialisée dans l'achat de vignobles par levée de fonds participative.

« Chaque associé investit en petite quantité - entre 1300 et 2500 € le prix d'une part -, dans des vignes via une SCI ou un GFA, explique cet ancien caviste breton devenu vigneron. Sachant qu'un domaine s'acquiert en région entre 160 000  et 400 000 €, l'opération rassemble une moyenne de 100 à 130 associés ».

Dès le premier millésime et chaque année, ces contributeurs perçoivent des dividendes, représentant en bouteilles 4,5 % de leur investissement initial. De son côté, le vigneron accède au vignoble par fermage, moyennant un loyer annuel équivalent (4,5 % de l'investissement initial).

Avec déjà quatre domaines viticoles acquis en région sur ce modèle, mobilisant près de 500 associés, Terra hominis développe un nouveau projet en 2015 : la Truffière, SCI réunissant depuis sa création en janvier dernier, 60 % des 190 parts vendues au prix unitaire de 2 500 €, sur un projet associant sur huit hectares, un hectare de truffiers et de cépages anciens, au domaine de Massamié la Mignarde.

Parallèlement, l'entreprise assure franchir un cap, souhaitant dès 2015 concrétiser les rêves d'installation de jeunes vignerons : c'est le cas de Sybil Baldassarre, jeune œnologue italienne dont le projet d'acquisition de trois hectares en appellation Faugères, rassemble déjà 88 intentions d'achats.

« Début septembre 2015, elle récupérera ses vignes en fermage, se félicite Ludovic Aventin. Commencer dans la vie avec des vendanges gratuites et un circuit de distribution déjà constitué, ce n'est pas donné à tout le monde ».

De nouveaux débouchés œnotouristiques

Car le modèle de Terra Hominis a des effets induits positifs, en assurant un premier circuit de distribution aux vignerons, « les investisseurs étant les premiers ambassadeurs de leur vin », selon Ludovic Aventin.

Cet avantage concurrentiel n'a pas échappé à Frantz Vénes du château Massamier la Mignarde, associé sur le projet La Truffière. Le vigneron et producteur du Domus Maximus élu meilleur vin rouge au monde en 2005, multiplie les prises de participations aux différents projets de Terra Hominis (il est associé sur le Mas Angel, au domaine Montgros, gérant du domaine Laure Bauzil aux côtés de Ludovic Aventin, etc.), voyant dans cette «  source de financement alternatif » de nouveaux débouchés économiques pour ses activités œnotouristiques :

« À tous ces associés, nous proposons de venir participer aux travaux de la vigne : taille, vendange, etc. J'ai dû embaucher un salarié pour s'occuper de leur accueil au domaine ».

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Commentaires
a écrit le 19/05/2015 à 20:57 :
Bravo, je participe deja via Wiseed au financement de start-ups et je decouvre avec enthousiasme ce projet innovant et humain ! Bravo

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