Seven Occitanie décroche un marché de 20 stations GNV

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Les 20 stations construites par Seven Occitanie seront alimentées en BioGNV
Les 20 stations construites par Seven Occitanie seront alimentées en BioGNV (Crédits : Creative Common)
Start-up créée il y a moins d'un an et visant à développer une filière régionale de Bio Gaz Naturel Véhicules (BioGNV), Seven Occitanie est l'un des 7 lauréats nationaux de l'appel à projets sur le sujet ouvert par l'Ademe. Elle va bâtir 20 stations GNV, dont 17 en Occitanie, et anticipe une forte croissance dans le secteur.

L'appel à projets "Solutions intégrées de mobilité GNV" (Gaz Naturel Véhicule), lancé par l'Etat et l'ADEME en juillet 2016 dans le cadre des Investissements d'avenir et visant à susciter des offres innovantes de mobilité GNV pour le transport de marchandises (énergéticiens, logisticiens, transporteurs...), vient de se conclure. L'entreprise Seven Occitanie est l'un des sept lauréats nationaux, désignés par l'Ademe le 11 janvier 2018 : ils recevront 30 M€ d'aide d'État, alors que les projets retenus représentent 381 M€ d'investissements.

Seven Occitanie obtient un des lots les plus importants pour une société indépendante, aux côtés d'industriels comme Total ou Engie : la construction d'un réseau de 17 stations GNV en Occitanie, et trois en Nouvelle Aquitaine, pour la mise en circulation de 400 véhicules équivalents PL. Ce déploiement devrait prendre entre deux et trois ans.

"Tout le monde souhaite développer une filière française du BioGNV, mais on bute sur le problème de l'œuf et la poule : les industriels ne financeront pas de réseau tant que le parc de véhicules n'est pas développé, et les particuliers n'achèteront pas de véhicules s'ils ne peuvent pas les alimenter facilement, commente Jean-Michel Richeton, qui conduit le projet Seven Occitanie. Cet appel à projets visait à enclencher une dynamique collective, en poussant à la fois le développement de stations et de véhicules, l'Ademe ne finançant les véhicules qu'à la condition qu'ils s'approvisionnent en BioGNV."

Démarrage commercial en trombe

Start-up créée il y a moins d'un an, Seven Occitanie vise le développement en région d'une filière de BioGNV, conduisant une véritable démarche collaborative auprès des acteurs du secteur. En amont de l'appel à projets, elle a su mobiliser un écosystème associant des industriels tels que GRDF Occitanie ou Iveco, des structures citoyennes comme Enercoop, ou encore des institutions. GRDF Occitanie, par exemple, a collaboré avec elle "sur l'expertise technique et la mise en relation avec les professionnels du transport", souligne Jean-Michel Richeton.

Désormais structurée en entreprise commerciale, elle vient de créer un GME (groupement momentané d'entreprises), qui associe tous les partenaires de cette démarche : 15 collectivités (dont les villes de Montpellier, Sète, Narbonne, Perpignan), et 15 entreprises dont des chargeurs ou des professionnels de la collecte de déchets.

L'alimentation des 20 stations proviendra, dans un premier temps, des partenaires industriels de Seven Occitanie et de projets de territoire portés par des collectivités, dont Sète Agglopôle Méditeranée notamment. "Puis des unités de méthanisation pourront prendre le relais, mais pas avant quatre ou cinq ans", rajoute Jean-Michel Richeton.

Installée au sein du pôle Réalis à Montpellier, Seven Occitanie s'apprête à recruter dix personnes pour animer son développement. Elle anticipe une forte croissance : chaque station GNV devrait générer un chiffre d'affaires annuel de 1,5 M€.

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a écrit le 12/02/2018 à 17:33 :
1 seule station sur Montpellier actuellement et encore grâce au fait que les bus de la TAM (régie de transport de Montpellier) roulent au GNV. Il y a vraiment un marché à prendre. Actuellement le GNV est 1.26 €. Le prix du BioGNV ? Pareil que le GNV ou plus cher ?
a écrit le 17/01/2018 à 15:57 :
Ben on peut sacrifier le coût d'un EPR pour faire 7000 fermes de mille vache pour de la méthanisation et du gnv.
Suffit de proposer un bonus pour la reconversion des véhicules Diesel au gpl et puis au gnv. Ca coûte dans les 4000 euros pour l'ajout d'un réservoir dans le coffre . Et il faudrait en faire aussi des voitures autonomes
a écrit le 17/01/2018 à 15:31 :
La France découvre l'eau chaude...En Thaïlande, il y a des années que presque tous les taxis et bon nombre de poids lourds circulent au NGV.
a écrit le 17/01/2018 à 11:30 :
Belle initiative, comme on peut le constater dans notre UE sclérosée par son oligarchie conservatrice les politiciens nationaux totalement tétanisés par la corruption sont à la botte des décideurs économiques de l'UE, du coup seuls restes les élus régionaux, obligés de rendre plus de comptes à leurs citoyens, qui tentent par ci par là, certains pas tous loin de là d'ailleurs, d'avancer tant bien que mal.

Question, ce gaz fonctionne donc sans problème avec les véhicules équipés au gpl je suppose non ?
Réponse de le 17/01/2018 à 14:41 :
GPL, essentiellement propane et butane
GNL du méthane (gaz de ville) et un peu d'éthane
Donc pas identiques.
Le butane est condensable (liquide dans les bouteilles pour faire la cuisine), le méthane il faut refroidir beaucoup pour l'avoir liquide (qq bateaux récents (made in France) ont des réservoirs pour stocker le GNL à basse température, fini le fuel sulfuré pour eux, surcout à la construction/achat mais consomment peu = économie).

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