Montpellier III se retire de l'Initiative d'Excellence

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Révélée lors d'un point presse vendredi dernier (19 novembre), cette annonce met le devenir du plan Campus en suspens, au grand dam des collectivités locales

Anne Fraïsse, présidente de l'Université de Montpellier III (UM3), a annoncé lors d'une conférence de presse vendredi 19 novembre 2010 son souhait de quitter les négociations entourant l'Initiative d'Excellence.
Ce plan, visant à créer des pôles universitaires d'envergure internationale, maltraiterait, selon elle, les disciplines au cœur de l'UM3 (sciences humaines et lettres) au bénéfice de l'UM1 (droit) et de l'UM2 (sciences).

« L'Université de Montpellier III est opposée à l'idée d'établir une hiérarchie des disciplines, affirme la présidente. Cela reviendrait à construire une université à deux vitesses. Ceci va à l'encontre de ma vision et de l'esprit de fusion trois universités montpelliéraines. »

Anne Fraïsse, à cette occasion, a admis que sa prise de position pourrait fragiliser le plan Campus, doté de 325 M€ et visant à bâtir une université montpelliéraine unique.
Un conseil d'administration, prévu ce mardi 23 novembre à l'UM3, doit entériner la prise de position de la présidente.
Les réactions des collectivités locales concernées par le Plan Campus n'ont pas tardé.

« Les prises de position des uns et des autres peuvent marquer un coup d'arrêt aux ambitions que porte ce projet, s'alarme Hélène Mandroux, maire de Montpellier. C'est d'autant plus regrettable que lors de la présentation de la candidature Campus, les trois universités s'étaient engagées à fusionner, ce qui avait emporté la décision du ministère de retenir le site de Montpellier. »

Jean-Pierre Moure, président par intérim de Montpellier Agglomération, a fustigé à son tour les divisions persistantes autour du plan Campus.

« Nos concitoyens, nos étudiants, nos enseignants, nos chercheurs, ne comprendraient pas que des prises de position, discipline par discipline, puissent remettre en cause ce projet déterminant pour notre économie et les emplois qu'il génèrera », souligne-t-il.

Dans une allusion au 17 décembre 2010, date-limite de remise des dossiers dans le cadre de l'appel à projet national pour l'Initiative d'Excellence, le président du Conseil du Conseil Economique et Social Régional (CESR), Gérard Maurice, a appelé à une reprise des discussions.

« Le CESR attire solennellement l'attention des parties prenantes pour qu'avant la date limite d'appel d'offre fixée au mois de décembre prochain, un dossier unique de candidature des universités de la métropole régionale soit élaboré et déposé. »

Anthony Rey

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