Sigma Méditerranée attaque le marché des laboratoires de recherche

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Sigma Méditerranée, spécialisée dans les services et conseils informatiques, veut aider les unités de recherche utilisant des animaux à se mettre en conformité avec les directives européennes. Un marché de quelque 8 000 laboratoires.

L'entreprise carcassonnaise Sigma Méditerranée, société de services et de conseils en informatique pour les professionnels, a présenté à Toulouse, le 4 juin, dans le cadre du salon AFSTAL (association française des sciences et techniques de l'animal de laboratoire), une nouvelle solution logicielle de gestion d'animalerie de laboratoire qui lui ouvre un nouveau marché en France et en Europe.

« 1 500 laboratoires de recherche en France, 7 000 à 8 000 en Europe, utilisent près de 10 millions d'animaux, souligne Pascal Chavernac, le P-dg de Sigma Méditerranée. Nous avons anticipé une directive européenne sortie en 2010 sur l'utilisation des animaux de laboratoire dans des procédures scientifiques. Les directives sont passées de l'état de recommandations à celui d'obligations : depuis le 1er janvier 2014, les laboratoires sont obligés d'afficher une traçabilité sans faille. Les premiers contrôles démarreront en janvier 2015. »

Le produit, baptisé Geranimaux 2.0, a nécessité deux ans de R&D, sur la base de la réglementation européenne, très contraignante, et intégrant toutes les nouvelles technologies.

L'entreprise mise sur une avance par rapport à ses concurrents, tous à l'étranger.

« L'an dernier, nous avons répondu à un appel d'offres pour équiper ces labos, au titre de test car nous n'étions pas prêts, raconte Pascal Chavernac. Mais cela nous a permis de connaître les acteurs sur ce marché : un Américain, un Allemand, un Espagnol, et un seul Français, Sigma Méditerranée... Il semblerait que les Américains ne soient prêts à sortir leur produit qu'en 2015. »

La solution logicielle pourra être achetée ou louée. Et le P-dg compte bien utiliser la force du réseau Resadia (35 entreprises adhérentes sur le marché de l'intégration de solutions convergentes IP), dont il est président depuis 2008, pour faire connaître son produit.

Potentiel attendu en terme de chiffre d'affaires : « 300 000 à 500 000 € la première année ».

L'innovation de Geranimaux 2.0 a par ailleurs été reconnue par le jury du Trophée de l'économie numérique 2014, décerné lors du salon toulousain La Mêlée numérique à Sigma Méditerranée pour la région Languedoc-Roussillon.

L'entreprise audoise, qui prévoit d'augmenter son chiffre d'affaires de 4,5 M€ (en 2013) à 6 M€ en 2014, envisage une opération de croissance externe d'ici la fin de l'année sur la région toulousaine. Comptant aujourd'hui 38 salariés (6 recrutés depuis janvier 2014), elle prévoit de recruter « 5 à 6 autres personnes dans les douze mois à venir ».

Cécile Chaigneau

Légende : La solution logicielle Geranimaux 2.0 est présentée les 4, 5 et 6 juin aux professionnels dans le cadre du salon toulousain AFSTAL.
Crédit photo : Sigma Méditerranée

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