« Le gouvernement prend trop de décisions défavorables à Montpellier »

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(Crédits : Fondation pour l’innovation politique)
Le politologue et directeur de la Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié, a été officiellement investi par un collège de 40 élus, samedi 25 avril à Sète (34), pour conduire la liste UMP lors des élections régionales de décembre 2015. Dans cet entretien exclusif, il évoque les futurs axes de sa campagne, et qualifie d'"inique" la politique appliquée par l'État à Montpellier, dans le débat sur la future capitale régionale.

Que répondez-vous à ceux, à gauche comme à droite, qui vous accusent déjà d'être un candidat parachuté par Paris ?

D. R. : Je trouve cet argument un peu automatique. Mon investiture est le fruit d'un processus purement local, donc c'est tout le contraire. Depuis le début, il était écrit, dans la procédure retenue par l'UMP, qu'il fallait se laisser la possibilité d'avoir une candidature issue de la société civile. Jean-Luc Moudenc (maire de Toulouse, NDLR) et Jean-Marc Pujol (maire de Perpignan, NDLR) l'ont encore redit samedi soir. Je ne suis pas élu, je suis professeur d'université : j'appartiens donc à cette catégorie. L'idée était que tous les élus se trouvent en consensus dans cette procédure, de sorte qu'il n'y ait aucune sortie brutale de candidat. J'ai obtenu 12 voix au 1er tour de la primaire, puis 17 voix, puis 19 voix, et enfin 23 voix lors du 4e tour (face à Bernard Carayon, maire de Lavaur, NDLR). C'est bien la preuve que ce processus a facilité la construction d'une majorité. Ce collège de 40 élus du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées est même, à ma connaissance, le 1er acte de construction de la future grande région, en la faisant exister sur une base démocratique.

Votre investiture intervient dans un climat politique tendu, notamment dans le débat sur la désignation de la future capitale régionale. Quelle est votre position ?

D. R. : Je viens de l'Aveyron, un département charnière, qui « tient » les deux régions. Cela donne à mon investiture une orientation bien spécifique. Je n'y vois qu'une ambition pour la grande région. Mais il n'y a pas chez moi d'effet midi-pyrénéen. Les arguments invoqués par les Montpelliérains dans ce débat sont des sujets réels. Il y a beaucoup à dire sur les choix faits récemment par le gouvernement. On avait déjà pu l'observer dans la façon dont il a dessiné la nouvelle carte des régions, sans aucune concertation. On le voit aujourd'hui avec une suite de décisions défavorables à Montpellier qui continuent de venir de Paris. Voyez le choix du gouvernement sur l'Idex, qui rejette à nouveau le dossier montpelliérain (Live +, la 3e candidature de Montpellier à l'Initiative d'Excellence, a été rejetée le 24 avril, NDLR). Je trouve cette décision choquante, et je la condamne. Quelque chose d'inique se met en place. On ne peut pas frapper à répétition une métropole dans un moment d'incertitude politique, tel que l'illustre ce débat. Il y a trop de décisions qui semblent mettre Montpellier à l'écart ou la reléguer en 2e division. C'est un problème que nous allons prendre en charge dans la campagne pour les régionales. Je vais revoir très rapidement les élus languedociens pour travailler sur ces questions. Nous allons bâtir une liste qui tient compte de l'absolue nécessité de coopérer entre les deux régions, entre les deux métropoles, mais aussi entre les autres villes. Nîmes compte beaucoup également.

Êtes-vous favorable, comme certains élus, à une répartition des rôles sur le modèle Caen/Rouen, avec le Conseil régional à Toulouse, et la préfecture à Montpellier ?

D. R. : Que Toulouse soit capitale régionale ne paraît pas choquant. Mais cela appelle aussitôt la proposition d'une offre ambitieuse pour Montpellier, construite avec Montpellier. Et cela, on ne le voit pas venir. Il faut se battre ensemble pour rétablir la justice et l'équilibre. Car en effet, l'enjeu de ce débat est un problème de justice, d'efficacité économique, et d'équilibre des territoires. Et le Languedoc-Roussillon va apporter énormément.

Comment allez-vous construire votre liste ?

D. R. : Tout d'abord, j'ai demandé que ce collège de 40 élus soit pérennisé. Il portera avec moi l'écriture du programme, la campagne et la gouvernance de la région. Ce que je souhaite, c'est une liste UMP-UDI. Mais nous allons l'ouvrir à la société civile, à celles et ceux qui veulent s'associer à l'effort collectif. Je n'ai pas de prévention car c'est une élection de fondation : il n'y a pas de sortants. Il faut bâtir la fusion entre Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon. Et ce que je vois émerger, c'est ce sentiment, éprouvé jusque dans les rangs de la gauche, qu'on est plus d'ici que de droite ou de gauche. Ce n'est pas parce que la majorité politique à Paris prend de mauvaises décisions que les gens vont, ici, rester sans rien dire.

Un élu poursuit sa démarche en marge des partis : Philippe Saurel, maire de Montpellier. Pourriez-vous vous entendre avec lui ?

D. R. : Sans aucun doute. Nous avions déjà participé à un débat à Montpellier sur la chute des dotations de l'État aux collectivités locales (lors de l'assemblée générale de la Fédération régionale des Travaux publics, en novembre dernier, NDLR). Ce débat portait sur des questions majeures : comment investir ? Avec quel argent ? Sur quelles priorités ? Philippe Saurel veut défendre son rang, défendre Montpellier, et il a mille fois raison. Et il faut l'aider. Sinon la fusion des régions capotera.

Quels seront les axes forts de votre campagne ?

D. R. : Il faut réussir la fusion dans l'équilibre. D'abord parce qu'elle peut être ressentie comme une absorption par le Languedoc-Roussillon. Ensuite parce que je suis attaché aux territoires à faible densité démographique. On doit les protéger, de sorte que la fusion en cours n'écrase pas la ruralité. Sur cette base, je voudrais qu'on tisse un programme articulé autour de ce constat : nous sommes une région d'identités, de cultures, de traditions, mais aussi d'innovation. Ce sont des ressources appropriées pour réussir dans le monde d'aujourd'hui. Nous avons accès à la Catalogne, à la Méditerranée par les ports, et au ciel par l'aéronautique, Airbus étant aussi une clef d'entrée vers l'Europe. Tout cela symbolise notre puissance.

Quel regard portez-vous sur le binôme formé par Carole Delga et Damien Alary (« ticket » investi en janvier par le PS pour les régionales, NDLR) ?

D. R. : Les deux régions, administrées par la gauche, n'ont pas apporté la preuve de l'efficacité des politiques suivies jusqu'ici. La situation en terme d'emplois n'est pas bonne. Comment, en étant resté à la tête des régions depuis un ou plusieurs mandats, ou en étant restée membre du gouvernement pendant trois ans, peut-on aboutir à un tel résultat ? Carole Delga et Damien Alary devront nous donner des explications.

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a écrit le 05/05/2015 à 9:25 :
Le bon sens politique au sens noble du terme est une urgence impérieuse dans notre région.
"La liberté, ce n'est pas la liberté de faire n'importe quoi, c'est le refus de faire ce qui est nuisible!" écrivait Alexandre Minkwosky
https://m.facebook.com/MONTPELLIERA9/photos/a.280024582101376.54364.165903733513462/671102326326931/?type=1&source=48&ref=bookmark
a écrit le 28/04/2015 à 12:41 :
comment pouvez ton être aussi naïf de croire que ce monsieur , tout comme l'émission "C'dans l'air" était indépendante? la supercherie n'a pas de frontière ni de limite, les partisans et collaborateur sarko ne s'en privent pas , ont-ils tord...puisque le pays les approuvent?
a écrit le 27/04/2015 à 19:33 :
Et dire qu’au 20 h on nous présentait les analyses de cet "expert" sans préciser le parti pris néo libéral de ce monsieur....D’accord ça n’est un cas isolé mais tout de même !
a écrit le 27/04/2015 à 17:53 :
Il a totalement raison. Ce qui est en train d'arriver est un cataclysme pour Montpellier et le LR dans son ensemble. Rajouter le refus de l'Idex quand on s'apprête déjà à déclasser la ville sur le plan administratif, c'est un arrêt de mort. Reléguer l'université de Montpellier en D2 , quand on a une ville qui s'est créée sur ce thème depuis 600 ans est une décision aussi grave, peut être même plus que la fermeture des mines dans le Nord. Sauf que cette fois, il ne s'agit pas d'un choix imposé par le système libéral ou l'économie mais d'une décision administrative et arbitraire. Cette décision est ahurissante dans une région où le chômage est déjà haut et où aucune perspective claire ne se dessine.
Encore plus, quand on compare l'université de Nice et celle de Montpellier, le nombre d'étudiants, de chercheurs et la dimension des deux entités, le nombre de secteurs d'excellence de chacune, il y a vraiment de quoi se poser des questions...
Le LR était déjà le parent pauvre de la France, mais là c'est de l'acharnement qui n'aboutira qu'à dégrader la situation de 3 millions de personne sans le moindre résultat politique à la clé. Honteux !
Réponse de le 27/04/2015 à 20:24 :
La région LR est possède une des délégations régionales du CNRS ayant le budget le plus important et si on regarde le budget comparé aux nombres d'habitants, c'est pas loin d'être le plus élevé en France. La fusion des régions pourrait impacter les crédits provenant de la région mais n'aura aucune incidence sur ceux provenant directement du CNRS comme les deux délégations resteront distinctes (comme c'est actuellement le cas en Rhône-Alpes entre la DR CNRS du Lyonnais et celle ds Alpes). Le tourisme et dans une moindre mesure l'informatique et la recherche pharmaceutique ne suffisent pas. Le vrai problème, jamais traité, est l'absence d'attractivité de la région LR au niveau industriel. Le problème provient des mentalités dans la région et du manque de formation dans les domaines reliés à l'industrie. Malgré la présence de l'école nationale de chimie, la région a echoué à mettre en place une filière industrielle chimique digne de ce nom. On peut se demander pourquoi. Ce n'est pas la faute du reste de la France. Le problème ce sont les "élites" régionales qui ne pensent qu'à leurs petits intérêts personnels et/ou sont incompétentes.
a écrit le 27/04/2015 à 16:11 :
comme habitant de l'Hérault , je voudrais surtout savoir comment M; Reynié fera baissé l'endettement colossal du Languedoc , 4 fois supérieur à celui de Midi Pyrénées(par habitant)et comment il va réguler le cumul des fonctionnaires des 2 ex-régions
Réponse de le 27/04/2015 à 17:36 :
J'aimerai bien savoir quel est votre objectif pour faire circuler de fausses informations sur le web ? Pourriez vous svp citer vos sources ? Car sur tous les documents officiels, on a une dette de 82.5 €/ hab en MP et de 85 €/hab en LR. Sans compter que LR a été classé en AA- par Standard and Poor's avec une perspective stable en février dernier, ce qui est une bonne note : http://objectifnews.latribune.fr/economie/conjoncture/2015-02-03/fusion-des-regions-standard-and-poor-s-confirme-le-aa-de-languedoc-roussillon.html
a écrit le 27/04/2015 à 14:50 :
Les rentiers de la politique régionale ne sont pas contents, tant mieux! : http://contre-regard.com/chronique-de-narbonne-et-dailleurs-dominique-reynie-et-quelques-rentiers-de-la-politique-regionale/
a écrit le 27/04/2015 à 12:16 :
DROITE COMME GAUCHE C'EST TOUT SIMPLEMENT DE LA MYTHOLOGIE!!! UNE RÉALITÉ LES FRANÇAIS SONT DEVANT UN DILEMME ! IL NE FAUT pas S’ÉTONNER SI LE FRONT NATIONAL DEVIENT UNE PUISSANCE POLITIQUE!!! MAIS D'UN POINT DE VUE PERSONNEL LE FRONT NATIONAL NE FERA pas MIEUX QUE DROITE GAUCHE CONFONDUS!!!!! UNE RÉALITÉ DE GAULLE A L'EPOQUE DU SUFFRAGE UNIVERSEL EN 1965 CONTRE SON ADVERSAIRE DE L'EPOQUE ::C'EST MOI OU LE CHAOS!!! LE RÉSULTAT EST LA.....
Réponse de le 27/04/2015 à 13:01 :
L'homme providentiel est évidemment le rêve après 'interminables déceptions face à un avenir inquiétant. Passer du rêve à la réalité ressemble à de la chimère ; la Vème république n'existe qu'à raison d'une France bloquée au bord de la guerre civile pour décolonisation alors impossible, de Gaulle saisi posa ses conditions, fît son chemin mais la suite se heurta à une démocratie détournée et la chien en lit interminable. Faut-il espérer d'une plus grande catastrophe ? pour quel sauveur ? La France a vendu sa souveraineté, sinon son âme.
a écrit le 27/04/2015 à 11:36 :
Je trouve affligeante cette rhétorique longue, vaseuse et fourre tout. L'Aveyronnais de Paris n'a pas su retenir le rôle constructeur du maire Frêche, irremplaçable aussi longtemps et ses l llunettes s'embrument dans son court brouillard politicard de 3 années, peu flatteuses à droite comme à gauche. Sans prévention mais pas sans prétention, l'universitaire a oublié l'histoire de Maître Aliboron ; c'est sa marque de fabrique à ce poste.
a écrit le 27/04/2015 à 11:24 :
J'appréciais beaucoup ses commentaires sur le plateau de c dans l'air. J'espère qu'il ne fera pas de politique politicienne et restera fidèle à ses discours Il ne peut que relever le niveau si on ne l'étouffe pas avant.
a écrit le 27/04/2015 à 10:07 :
Je trouvais M. Reynié très bon sur les plateaux de tv mais là, en tant qu'homme politique il devient un politicien quelconque. Les régions LR-MP sont très dynamiques en matière économique, je lui conseille d'aller lire les différentes tant en matière de PIB et de création d'emplois, il serait très surpris. Le problème c'est que cette nouvelle région est très attractive par son dynamisme ce qui fait que beaucoup de français souhaitent venir s'installer entrainant une hausse du chômage.
a écrit le 27/04/2015 à 9:49 :
Politologue politician il deviant difficile de situer ce Momsieur. Dommage son point de vue etait souvent pertinent parce qu'objectif, meme si l'on sentait une sensibilite plutot de droite. Aujourd'hui, son propos a la valeur de celle d'un candidat ce qui est bien different. Son arrive devrait tout de meme contribuer a relever le niveau a l'UMP.

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