Nette victoire de Carole Delga au second tour des élections régionales

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(Crédits : M.C.)
Devançant la liste du Front national de Louis Aliot (33,8%) et celle de Les Républicains de Dominique Reynié (21,6 %), Carole Delga a remporté, le 13 décembre, le second tour des élections régionales avec 44,6 % des voix en faveur de sa liste PS-PRG-EELV-FG.

La future région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées sera à gauche pour les six prochaines années. Dimanche 13 décembre, la liste conduite par la socialiste Carole Delga est arrivée en tête du second tour des élections régionales avec 44,6 % des voix contre 33,8 % pour Louis Aliot (FN) et 21,6 % pour Dominique Reynié (Les Républicains, UDI, MoDem, CPNT).

« Je suis très heureuse de ce résultat, a lancé Carole Delga, présente dimanche soir, à Montpellier, en présence de nombreux militants de gauche. Ma première réaction est le plaisir et le bonheur qu'aucune région de France n'ait basculé à l'extrême droite. Les Français se sont mobilisés et ils ont refusé le repli sur soi. Ils se sont levés pour dire non. »

Bons reports de gauche

Carole Delga a profité d'un bon report des voix suite à la fusion de sa liste avec celle de Gérard Onesta (EELV-FDG). Au premier tour, la candidate socialiste avait réalisé 24,41 % des voix tandis que le représentant d'EELV avait obtenu 10,26 %. Dissident socialiste et maire de Montpellier, Philippe Saurel avait réalisé 5 %.

Carole Delga avait été créditée de 43 % des voix dans un sondage réalisé à la veille du week-end par Ifop pour les journaux de La Dépêche. Louis Aliot y recueillait 35 % des intentions de vote devançant de 13 points Dominique Reynié (22 %).

Devant les quelques 250 personnes rassemblées autour d'elle au prononcé des résultats, Carole Delga a annoncé ses priorités pour les prochaines semaines.

« La première priorité sera d'organiser un plan Marshall pour le BTP puis les États généraux du rail. Le choix du nom de la future grande région se fera au travers d'une très large consultation des citoyens. Il faudra également prendre en compte les scores du FN et la détresse de ces électeurs. J'ai la volonté d'aller vers ces citoyens en toute sincérité."

Le FN en toile de fond

Tirer les leçons du scrutin régional reste un enjeu largement évoqué par les nombreux élus de gauche rassemblés ce soir-là à Montpellier.

« Je suis soulagé mais je ne peux pas dire que je sois heureux au vu des scores du FN dans certaines des communes du Pays de Lunel, déclare Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol (34) et vice-président de la Communauté de communes du Pays de Lunel. La campagne a été difficile sur le terrain. On ne pourra pas éternellement repousser ce genre de phénomène sans véritablement lancer un travail sur le fond. L'emploi et le logement sont les deux thèmes qui sont revenus systématiquement durant la campagne. Il va falloir apporter des réponses maintenant. »

Même sentiment pour Fanny Dombre-Coste, députée de l'Hérault :

« Le vent glacial qui a soufflé durant ces élections doit nous interpeller. Demain, il va falloir œuvrer pour que la France s'ouvre et cesse d'avoir peur ».

Pour Carole Delga qui annonce être « la première femme a diriger la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées », la prochaine échéance reste la tenue du « troisième tour » des élections régionales, à savoir l'élection du président du Conseil régional. L'installation du nouvel exécutif n'est prévue que pour le 4 janvier dans les sept nouvelles régions.

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Commentaires
a écrit le 14/12/2015 à 10:26 :
Une tâche très difficile .pour la nouvelle présidente, de la nouvelle région. Même À L'Intérieur de son parti, certain sont en désaccord avec elle , On va s'en apercevoir dans les mois à venir , elle n'a pas le même caractère que celui qui a su , donner ou Languedoc-Roussillon, une autre image de la région , Georges Fraiche avec son franc-parler , c'est pour cela qui n'était pas aimé , au niveau des instances nationales, il savait tendre la main à certain , pour pouvoir gérer la région Languedoc-Roussillon, s'il y avait eu que le Languedoc-Roussillon, dans cette élection, le Front National, aurait remporté cet élection, c'est Toulouse qui a fait la différence, dans la nouvelle région, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, cela a été une combine, de la part du parti socialiste, de vouloir supprimer les régions, pour avoir plus de pouvoir, aujourd’hui ils ont perdu le pari, et demain ça sera encore pire, pour le parti socialiste,

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