À Carcassonne, François Hollande fait le bilan de ses 3 ans et défend la réforme du collège

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François Hollande était le 19 mai 2015 à Carcassonne, dans l'Aude. (Crédits : Remi Benoit)
François Hollande était le 19 mai 2015 à Carcassonne, dans l'Aude. (Crédits : Remi Benoit) (Crédits : Rémi Benoit)
Devant un parterre d'élus de l'Aude, le Président de la République a tenu, le 19 mai à Carcassonne, un long discours sous forme de bilan de ses trois années de mandat à la tête de l'exécutif. Il a notamment défendu la réforme du collège et la fusion des régions après avoir reçu en fin d'après-midi Damien Alary, le président de la région Languedoc-Roussillon, inquiet de voir Toulouse monopoliser les postes à responsabilité.

Les prochaines élections présidentielles seront dans tout juste deux ans. Et il y avait déjà un petit air de campagne ce mardi 19 mai à Carcassonne dans le discours de François Hollande. Après avoir passé l'après-midi avec les ex-salariés de Pilpa qui ont relancé leur activité via une scop, le président de la République s'est adressé dans la soirée aux élus locaux dans la salle du Dôme, habituellement réservée aux concerts et... aux meetings. Réforme territoriale, choc de simplification, rythmes scolaires... le président a décliné pendant plus d'une heure un premier bilan des réformes qui ont jalonné ses trois premières années de mandat devant près de 900 personnes. Pour appuyer son propos, François Hollande a même repris un extrait de son discours du Bourget prononcé en janvier 2012 en pleine campagne pour les présidentielles : "J'ai toujours dit que dans un premier temps viendrait le redressement du pays puis suivrait la redistribution".

Coup de pouce à Carole Delga

Tout au long de ce déplacement, François Hollande était accompagné par trois membres du gouvernement : le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, le ministre de l'Agriculture Stéphane le Foll et la secrétaire d'État au commerce Carole Delga. Le président en a profité pour apporter son soutien à la locale de l'étape, en campagne pour prendre la tête de la future région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, en la citant à plusieurs reprises dans son discours. "Je tiens à rappeler l'engagement du gouvernement et de la ministre Carole Delga pour l'économie solidaire", a-t-il notamment glissé. S'appuyant sur l'exemple de la scop de fabrication de glaces La Fabrique du Sud par les anciens salariés de Pilpa, il a ajouté : "Le mouvement coopératif est une des solutions pour la France et l'Aude est une référence en la matière".

Fusion Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Toujours sur le plan local, François Hollande a également évoqué la fusion des régions entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées : "Il faut une bonne répartition à l'intérieur de la future région entre Toulouse et Montpellier et j'y veillerai". Juste avant son discours à la tribune, le président s'était d'ailleurs entretenu sur ce sujet avec Damien Alary. Le président de la Région Languedoc-Roussillon s'inquiète depuis plusieurs semaines de la future répartition des responsabilités politiques entre les deux métropoles. "Si Toulouse devient la capitale régionale, un Conseil régional doit se tenir à Montpellier", a-t-il une nouvelle fois martelé sur la scène devant le président. Sur ce point, Carole Delga qui partage avec Damien Alary le ticket PS pour la présidence de la nouvelle région, se veut plus optimiste :

"Il n'est pas question d'établir une tutelle dans la future région. François Hollande a rappelé pendant son discours l'importance de l'équilibre entre les territoires dans la région entre l'urbain et le rural. Il a mis en avant le développement du très haut débit tout en rappelant la lutte contre les zones blanches en milieu rural".

 "L'école a besoin d'une politique, pas d'une polémique"

Autre polémique d'actualité : la réforme du collège. Ce mardi, 27% des enseignants ont fait grève selon le ministère de l'Éducation nationale (1 professeur sur 2 selon le Snes). "L'école a besoin d'une politique, pas d'une polémique", a rétorqué François Hollande. Il a ajouté qu' "il y aura concertation mais la réforme du collège va se poursuivre et sera mise en œuvre". Cette fermeté affichée par François Hollande s'est confirmée ce mercredi matin avec la parution au Journal officiel du décret sur la réforme du collège. Les syndicats dénoncent "une provocation".  Hier, le président de la République a rappelé que 35 000 postes d'enseignants ont été créés depuis 2012 et 70 000 sont prévus au total d'ici 2017.

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