La CCI 34 lève un coin du voile sur sa stratégie 2018

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Le Forum de la création d'entreprise va devenir La Place Créative, nouvelle marque à vocation régionale
Le Forum de la création d'entreprise va devenir "La Place Créative", nouvelle marque à vocation régionale (Crédits : CCI Montpellier)
Le dernier bureau de la CCI de l'Hérault, réuni le 4 juillet à La Grande Motte, a permis à son président, André Deljarry, de dévoiler quelques axes de la nouvelle stratégie qui sera votée en septembre. Parmi les projets clefs : la création d'une ou deux zones économiques nautiques, le refonte du parc expo de Béziers, le transformation du Forum de la création d'entreprise en marque régionale, etc.

Depuis sa création fin 2016, la CCI de l'Hérault planche sur son plan stratégique 2018 : une trentaine de groupes de travail, sur autant de thématiques, ont été mis en place en décembre dernier, et ont rendu leurs conclusions dans le courant du mois de juin. Celles-ci ont été dévoilées en avant-première par le président André Deljarry, lors du bureau de la CCI 34 réuni le 4 juillet, avant le vote officiel des élus consulaires devant intervenir le 13 septembre.

Création de zones économiques nautiques

Le groupe travaillant sur la création-transmission d'entreprise propose rebaptiser le Forum de la création d'entreprise sous le nom "La Place Créative", et ce afin d'être "en adéquation avec la terminologie et les codes entrepreneuriaux actuels". Ce nom sera même une marque, l'événement ayant vocation à pendre une dimension régionale (l'édition montpelliéraine est prévue le 8 décembre 2017 au Corum).

Sur le volet du financement, la chambre prévoit de consolider son offre d'outils dédiés, en augmentant le nombre de bénéficiaires. Ainsi, le Challenge du financement (objectif : 30 participants) et le Forum du financement (400 entreprises) seront complétés par la création d'un programme d'accélération, en lien avec les partenaires du Forum, avec une jauge de démarrage de 10 à 20 participants en 2018.

Sur le thème du nautisme, afin de mieux structurer une filière jugée "mal coordonnée", la CCI 34 envisage la création d'une ou deux zones économiques nautiques destinées à accueillir les entreprises endogènes, exogènes et leurs sous-traitants. La construction d'un bâtiment totem est aussi évoquée, pour servir de vitrine à la filière.

"Il nous faut encore trouver une collectivité pour porter et accompagner ce projet, la CCI ne se positionnant qu'en facilitateur", précise Patrick Ceccotti, vice-président de la CCI 34 et président du groupe nautisme.

Le lancement de ces zones s'accompagnerait aussi de la création d'un "Sealab", un dispositif d'innovation par les usages, dédié aux sports nautiques. Il impliquerait la création d'un module de R&D (mobile) et d'un lieu de test.

Focus sur la Silver Economy

L'axe de la Silver Economy est aussi privilégié, la CCI souhaitant structurer une offre à destination des personnes en risque de perte d'autonomie. Ceci impliquerait la création d'une communauté des entreprises du secteur, d'une base de données, d'un programme de sensibilisation des activités professionnelles connexes, etc.

"Nous réfléchissons aussi à une offre en "silver tourisme" pour quelques stations balnéaires, à l'image de ce que viennent de faire les Sables-d'Olonne", rajoute Samuel Hervé, vice-président de la CCI 34 et président du groupe Silver Economy.

D'autres groupes de travail étaient centrés sur les industries, le design, l'agroalimentaire, etc. S'agissant des aéroports, la CCI 34 confirme qu'elle prévoit de se désengager des deux sociétés aéroportuaires de Montpellier et de Béziers en 2018, "selon des mécanismes juridiques différents".

Enfin, Montpellier Business School demeure elle aussi au centre des attentions. Après une récente réunion de travail à ce sujet, organisée en présence du préfet de l'Hérault Pierre Pouëssel, André Deljarry a rappelé que l'ancien site, en accord avec la SERM-SAAM, accueillera un programme dédié au logement, alors que le futur campus s'impose, selon le président de la chambre, plus que jamais.

"C'est la condition sine qua non pour garder les accréditations internationales de MBS, et ainsi pour continuer à figurer dans le Top 50 mondial des écoles de managements, et dans le Top 15 français", martèle André Deljarry.

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